posté le 5 juillet 2007 |
catégorie LES FESTIVALS
Tirer son épingle du jeu. Un défi auquel tout groupe est confronté une fois monté sur scène. Une réalité de laquelle on ne se défait pas, et que tant Aaron qu’Arid devaient affronter ce jeudi soir à Coronmeuse. Si les seconds sont coutumiers des scènes belges, c’était pour les seconds, Aaron, une première en Belgique, avant que le groupe ne se produise, pas plus tard que la semaine prochaine à Dour, et, a-t-on appris, au Cirque Royal le 26 novembre 2007 prochain. Avant de monter sur scène, les deux Français expliquaient pourtant aborder les choses avec aisance: pas envie d’être catalogué groupe de studio, envie d’être sur scène, et du contact avec son public.
Il est d’ailleurs venu, en connaisseur, apprécier la performance du groupe, très naturelle, et bien plus enjouée que ce à quoi on aurait pu s’attendre : Aaron la joue sautillante, à l’image de son chanteur, préférant emporter qu’empeser les choses. Sans ôter tout goût pour la mélancolie, qui s’insinue au profond des compositions, relevées par un violoncelle. Mais AaRON joue avec les sentiments, et fait alterner le grave et le plus léger. L’euphorie et la langueur, jusqu’au très attendu et parfaitement accompli “Lili”. Un premier examen passé haut la main donc pour une des grosses découvertes françaises de cette année. Pas de quoi s’en faire, pour paraphraser Philippe Lloret.
Même paire de manches pour Arid: on connaît la mélancolie viscérale des morceaux du groupe flamand mené par Jasper Steverlinck. Dans le domaine, on connaît aussi sa difficulté à renouveler sa matière. Arid puise d’ailleurs l’essentiel de ses morceaux dans ses premiers albums, l’inaugural “Little Things of Venom” en particulier. “Believer” est là, accrocheur comme attendu, du haut de cette voix qui reste un argument de poids pour le groupe, à la Freddie Mercury, avec le zeste de Jeff Buckley suffisant. Un bon point pour le groupe: ne pas en rester là pourtant, et offrir un concert bien moins ampoulé que ce qu’on a déjà pu voir de sa part. Cherchant moins l’émotion où elle peine à se trouver. “At the Close of Every Day” est aussi exécuté avec plus de guitares que de larmes. Et le nouveau single “Words” achève de démontrer que le groupe s’évertue à se trouver des voies de sortie – Arid n’a pas que son passé derrière lui. (C.Pt)

Emouvant par moments, sautillant à d’autres, Aaron séduit sur scène autant que sur cd… la personnalité sympathique de ses musiciens, le son “sobre” des instruments classiques, la voix simple du chanteur ont fait de ce concert une réussite! Place à la confirmation après la découverte…
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