Encore un peu Daphné ?

Impossible de rester indifférent à cette cantatrice qui captive et charme le public avec son sourire et son énergie débordante et sa voix grave et profonde. On reste pendus à ses histoires de vélos d’appartement et de tisanes amaigrissantes, bercés par sa voix impressionnante de coffre, grave et profonde. lire la suite

Les Francofolies sont aussi l’occasion pour les firmes de disques de présenter à la presse de nouveaux artistes. Hors programmation du festival. L’an dernier, c’est ce qu’avait fait Universal avec Grand Corps Malade. Cette année-ci, c’est le label 30 février (à savoir le département chanson française de Bang !) qui a réussi un joli coup en révélant sa dernière signature, succédant à Saule, Été 67 et Sacha Toorop. lire la suite

Deux hommes, une femme. La blonde Zoé a de la scène dans les jambes. Et rien à craindre des deux poids-lourds qui lui succédaient sur la place de l’hôtel de ville. Ancienne choriste de Maurane, Zoé évolue aujourd’hui comme une grande, décrétant finalement que “Tout va bien”, dans un premier album. Et sur la place de l’hôtel de ville, tout va encore à merveille pour cette comédienne de formation, qui chante ses morceaux comme on joue autant de mini scènes décalées. lire la suite

L’avant-dernière journée spadoise a débuté sous un soleil généreux qui, en ce jour de Fête nationale, a incité de nombreux badauds à faire le détour vers Spa.
Punk jeudi, le Village a revêtu ce samedi des couleurs plus altermondialistes, qui donnent aux Francos des airs d’Esperanzah avant l’heure. Question de programmation surtout, avec Néry, accompagné de la fanfare du Belgistan, puis Urban Trad sur la même scène, où les Ogres de Barback sont annoncés, dans la même humeur. La gagnante de la biennale de la chanson française, Daphné D. a quant à elle confirmé toutes les promesses placées en elle. Le dôme Fortis a quant à lui connu son lot de vibrations avec Cédric et ses Gervy, qui foulaient pour la première fois une scène “officielle” du festival après des années de Bars en folie.

Le chanteur pour enfants, Christian Merveille, a fait une chute en vélo ce samedi matin. Blessé, il a été transporté à l’hôpital. Le chanteur a été contraint d’annuler le spectacle qu’il devait donner dimanche aux Francofolies de Spa.
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LES PHOTOS DE LA JOURNEE DE VENDREDI
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Zazie a livré sur la scène Pierre Rapsat un concert parfaitement calibré, bien plus rock que lors de son précédent passage à Spa, dans une configuration qui fait la part belle à une musique directe et carrée, sans pour autant délaisser l’émotion. La place de l’Hôtel de Ville, qu’on avait rarement vu si remplie, n’a pu résister bien longtemps. C’est comme un seul homme qu’elle a communiée avec miss Zazie qui, en toute simplicité, avait assisté plus tôt à la première demi-heure du concert d’Ozark Henry.

A vous la parole pour nous livrer vos impressions sur ce concert.

« Plus de 5 millions de femmes dans le monde n’ont pas accès aux soins de santé, vous trouvez ça révoltant ? Oui ? Ca vous met en colère ? Montrez-nous ! ».

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Ainsi Yves Simon a-t-il mis un terme à une absence des scènes de vingt-huit ans. Pour deux seuls concerts, aux Francofolies de La Rochelle et, vendredi, de Spa. Avant une vraie tournée, si son nouvel album, Rumeurs, à paraître le 1er octobre, intéresse suffisamment de monde. Car, comme il le dit lui-même, il n’a pas envie, à son âge, d’attendre le client. lire la suite

Daran, Elodie Frégé, Aldebert, My Little Cheap Dictaphone, Sharko; la course folle entre les multiples scènes du festival se poursuit. Sans nous faire oublier de servir notre lot d’échos ‘francotidiens’. Vingt-quatre heures après le passage de la tornade Wampas, le village ne s’est qu’à moitié remis de la performance athlétique et musicale du groupe. Unanime, la rumeur en fait déjà le meilleur concert du festival.

Un peu tôt peut-être, au vu de la matière proposée au menu de ce vendredi. Succédant à Adrienne Pauly sur la grande scène villageoise, Daran a superbement balayé les incertitudes, imposant un art de la chanson bien torchée, solide, quelquefois âpre, souvent cajoleuse. Si loin est le temps où il promenait ses chaises, et où “Dormir dehors” faisait partie des possibles ouverts, Daran poursuit un bonhomme de chemin, côtoyant le “Petit peuple du bitume”, du nom de son album, paru confidentiellement en Belgique au début de l’année. La plume est acérée (sur “La télévision”), et musicalement Daran ne redoute pas les envolées électriques, pour transmettre sa vision ironique et parfois onirique de la société, gavée de sécuritarisme. L’honnêté payant, le grisonnant Daran récolte ce qu’il sème: une admiration jamais feinte dans le public. Chapeau, l’artiste.

Dans un registre plus sautillant, il y a Aldebert, notre invité “ukulélé session” du jour, venu livrer à toute vitesse et entouré d’un bel aréopage de musiciens, ses petites ritournelles légères et joyeuses, “Lulue Marlène” et “La plage”, avec le même entrain qu’il y a deux ans au même endroit. En deux ans, son auditoire n’a d’ailleurs cessé de croître, à petits pas. Tout l’inverse de ses folles enjambées. Mouillant le maillot et les mollets, le souriant Guillaume a donné une jolie suite à son idylle avec le public spadois.

Autre registre, autre tempérament, Elodie Frégé devait quant à elle composer avec des débuts de grippe qui ont vu l’ex staracadémicienne contrainte à annuler tous ses rendez-vous promotionnels de la journée. Son joli timbre de voix, elle l’aura gardé, sous cortisone, pour son concert aux jolis accents folk, la patte Biolay évidente, tout en imposant une personnalité moins lisse (un peu, beaucoup) que celle façonnée par les compositeurs de son premier essai phonographique. On reprendra volontiers un coup de ceinture

Aux extrêmes, deux des représentants les plus valeureux du rock francophone ont encore fait l’étalage de leur talent. Sharko sur la scène Rapsat, My Little Cheap Dictaphone de l’autre côté. “Molécule” en tête, Sharko ont mis le coeur à l’ouvrage pour son heure de séduction du public de Zazie, en passant de “Sugarboy” à “I went down”, et balayant ainsi essentiellement dans ses deux derniers disques. Sur “Motels”, c’est un David Bartholomé rageur qui a entamé son tour dans le public, parfois bonoesque, toujours lui-même. Avec cette petite note de gravité qu’on lui voit de plus en plus souvent afficher dans ses concerts. “Spotlite” à la guitare acoustique, “No contest” au ukulélé, le reste du temps à l’électricité, Sharko n’a pas cédé un pouce à la facilité. Mais bien à une certaine timidité, celle qui fait du groupe un des plus touchants de la scène rock belge.

My Little Cheap Dictaphone risque quant à lui de ne plus porter ce nom bien longtemps s’il continue à imposer des prestations si parfaites, de bout en bout, country rock à la Sixteen Horsepower “Upside down”, psyché, fréquemment dans le tutoyement à dEUS, avec parfois des airs de Michael Hutchence pour redboy, le leader du groupe. Concert parfait devant un public tout acquis à sa cause, et à celle de Psychotiger, des Experimental Tropical Blues Band, venu Jamesbrowniser avec ses potes. “Am i your friend?” interroge le groupe pour clotûrer les débats. Affirmatif. (C.Pt)

yvessimon.jpg“Il y a des gens, à leurs côtés et même lorsqu’ils sont loin, dont l’énergie positive vous donne des ailes”.

L’hommage est du cinéaste Tony Gatlif, repris dans un livret annonciateur du disque d’Yves Simon “Rumeurs”, à paraître début octobre. Le romancier et chanteur donne ce vendredi un concert au Salon Bleu du Casino, sold-out.

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