Scoop : ce billet d’humeur est EXCLUSIF. Cela veut dire qu’il n’apparaît nulle part ailleurs dans la planète média. C’est important de le signaler. Non pas parce qu’il inaugure une nouvelle rubrique qui a l’ambition d’être régulière, avec des considérations aussi personnelles que musicales, sans autre but que de (se) divertir et (se) défouler. Mais parce que le terme EXCLUSIF est plus que jamais utilisé à tort et à travers, à tout propos, même mensonger. lire la suite

La poignée de main est chaleureuse. Quant au regard, lorsque Ben Harper plante les yeux dans ceux de son interlocuteur, il donne l’impression de lire au plus profond de son âme. Le mois dernier, dans un hôtel du centre de Bruxelles, on a eu, c’est assez rare pour être signalé, le sentiment d’avoir vécu une vraie rencontre avec un artiste très zen et très authentique aussi.

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Pukkelpop, vendredi 17 août… Renaud Deru alias « Cosy Mozzy » passe en revue l’affiche du festival où il a été invité à mixer jusque 4 heures du matin. « Demain, il y a plein de trucs que je veux voir : Tool, Sonic Youth, évidemment Cocorosie, Goose qu’on a déjà eu au Dirty… Dire bonjour à Felix (Ndlr : Da Housecat), Erol Alkan, Justice puisque c’est leur premier live… Booka Shade évidemment. Et Trentemoller live à fond la caisse : on essaie de les avoir au Dirty, mais visiblement, ils se prennent pour des rock stars et sont vraiment impayables ! » lire la suite

Art
S’il fut assurément moderne (écoutez Battles pour voir…), l’Art au Pukkel a rimé avec Brut. Le groupe d’Eddie Argos, c’est le plus drôle d’Angleterre. « Celui qui écrira la chanson plus universelle qu’Happy Birthday. Celui lui réconciliera les Israéliens et les Palestiniens, » affirment-ils avec humour et aplomb. Ce sont peut-être ces gars-là qu’il nous faut envoyer à Val Duchesse. Encore faudrait-il que leur deuxième album sorte enfin chez nous… lire la suite

Notre photographe est revenue du Pukkelpop aussi épuisée qu’une Kim Gevaert après une saison complète. « Non, skettée, corrige-t-elle… Enfin, là ça va, je dormirai demain, hein… ». Dernier devoir, juste avant un dodo réparateur : nous concocter son top “visuel”…

- Le plus théâtral : Patrick Wolf, talonné de près par le chanteur des Liars.
- Le meilleur client photo : sans surprise, l’Iguane de 60 balais ! The Hives sur la 2ème marche.
- L’homme calculette : le jeune batteur de The Enemy.
- Les plus « pas très souriants » : Reverend And The Makers, presque aussi peu souriants que les Arctic Monkeys (mais plus qu’Amy Winehouse), c’est peu dire…
- Les hommes invisibles : Justice.
- Le plus Michaël Younien (dixit notre confrère Geoffroy), meilleur lanceur de bière, mais habillé comme un sac : Mike Skinner (The Streets).
- Le meilleur imitateur de Nosferatu depuis Klaus Kinski : Billy Corgan.
- Le plus « tête d’ingénieur » (désolée pour les ingénieurs) : le guitariste à lunettes des Rakes.
- Les plus saouls : Jamie T.
- La plus jolie mais néanmoins mal épilée et éclairée: Cocorosie, la brune.
- La grosse déception : la pose de lapin de Josh Homme, élu meilleur buveur de bière il y a peu.
- Le VIP le plus emballé : Tom Barman.
- Les toujours impeccables, parfaits et magnifiques : Tool (même sans le masque à gaz).

Aude

Sonic Youth photo Aude VanlathemJeudi : 40.000 festivaliers. Vendredi:40.000. Samedi: 50.000… Cette année, le Pukkelpop a une fois de plus déplacé les foules. Ce succès est notamment à mettre au compte d’une affiche copieuse qui a dû en obliger pas mal à des choix cornéliens. D’autres ont fait simple en ne quittant pas les deux chapiteaux, Boiler et Dance Hall, réservés aux musiques électroniques. L’occasion, à cet égard, de voir à l’œuvre et en live plutôt qu’en dj set un duo français aussi hype que Justice. Petite déception quand on voit avec quelle aisance leurs compatriotes de Cassius arrivent à mélanger machines et «vrais» instruments sans rien perdre de leur efficacité.

Cela dit, les organisateurs de ce cru 2007 n’ont pas commis d’erreur de casting pour boucler ce samedi particulièrement attrayant. lire la suite

On aime tout chez lui : son costume à paillettes, sa Cadillac et surtout sa petite bedaine. C’est pourquoi les enfants du rock, présents durant trois jours à Hasselt rendent hommage au King de Memphis et à ses 30 ans de disparition (oui, il vit sur cette île avec Lady Di et Ayrton Senna) en exclusivité pour Fronstage/.

Plutôt Vincent Liben ou Patrick Watson , Pigeon Detectives ou M.I.A. , Jenny Lewis ou Funeral For A Friend ? A vous de voir. D’autres ont carrément refusé de se prêter au jeu, que par souci de confidentialité, nous ne trahiront pas. Disons tout simplement que Damon “Badly Drawn Boy ” Gough a clairement expriméce que lui inspirait le “King”, tandis que Steve Stevaert, en son fief, a sans doute cru qu’on lui refaisait le coup de la Brabançonne .

Quant à Albert Hammond Jr, tout laisse croire qu’il nous a joué un beau jeu de dupes. Ou l’histoire de l’arroseur arrosé: bluffeur à Esperanzah , bluffé au Pukkelpop. Ou alors, et c’est bien possible, son claviériste lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Explications…

 On venait juste de croiser et de rater Tom Barman, agité comme jamais quand, en backstage, on voit débouler une boule de cheveux bouclés, cachés derrière des lunettes noires. La confusion est impossible; c’est Albert H. Jr. vu plutôt sur scène…On l’accoste, micro à la main: “Elvis Presley, 30 ans chanter hommage”. Regard froid: “Do you know who i am?”. lire la suite

Même constatation, ou presque, que celle faite pour Mud Flow. Jouer en même temps qu’une des têtes d’affiche n’est pas une sinécure. Heureusement, les Liégeois, programmés au Wablief alors que Trent Reznor fait trembler la Main Stage avec son rock techno-indus, disposent de fans qui voyagent et ceux-ci ont fait en sorte que le petit chapiteau soit occupé. J’imagine qu’il y avait des curieux et des amateurs de rock toutes guitares dehors aussi, quand même… Quelques extraits du nouvel album (comme ce « I want you » dont le final avait un petit côté rock eighties) parsèment la courte mais électrique set-list. Et pour assurer cette bonne petite décharge d’adrénaline, Redboy et ses comparses étaient pour l’occasion épaulés par un bassiste de remplacement (« Eric s’est fait mal en dansant », explique Anthony), et occasionnellement par un clavier (« Pour rendre le morceau encore plus joli », re-dixit Anthony). Court, oui, mais emballant.

D.S.

Les photos du troisième jour du Pukkelpop (et des concerts des Tellers, The Rakes, Ozark Henry, Cassius, et bien d’autres) dans notre portfolio festival