On s’est dit: le syndrome du troisième jour de festival aura encore frappé. En débarquant sur la plaine du Kiewit, après le passage de l’ouragan Arcade Fire et de la tempête Smashing Pumpkins, on allait trouver le festival engourdi, gobelets jonchant le sol, corps avachis.


On s’est dit: trois âmes seraient au rendez-vous de début d’après-midi pour suivre The Rakes et pour manger dans la main de Patrick Watson.
Erreur. Le soleil est là, les gobelets dans les poubelles et la pelouse du Kiewit aussi propre qu’un terrain de football (pas celui du parc Astrid, tout de même) avant match. Surtout dans l’intervalle qui sépare le début du concert des Rakes et celui d’Albert Hammond Jr, déjà la foule a réinvesti les lieux avec un bel entrain. Traînant les pieds sans doute, mais déjà sursautant d’Alan Donohoe, le chanteur désarticulé des Rakes. Le groupe s’est contenté, en ce début d’après-midi de confirmer tout ce qu’on pouvait bien penser de lui. Aussi bien le meilleur que le moins bon: les compos pourraient accrocher l’oreille, on n’en est souvent pas loin avec “Danced Together” notamment, le hit de leur album “Ten New Messages”. Manque juste ce supplément d’envergure qui pourrait mener les Rakes plus haut. Bis repetita non placent. Même constat qu’aux Nuits Botanique.

Trop tôt pour une douche froide: de l’entrain, on en garde pour la perle Patrick Watson dans le Château. Il est canadien, n’a pas trente ans, et un fol air de ressemblance (physique) avec Rufus Wainwright. C’est d’ailleurs dans une catégorie proche qu’il évolue, voix d’ange et morceaux gracieux et envoûtants, qui rappelle souvent aussi un certain Buckley. Proche de Wainwright, proche de Buckley et “Close to Paradise”, du nom de son album. Cela fait beaucoup d’accointance pour le groupe, et pas moins de personnalité, avec cette voix que le Canadien triture avec génie. Parfois brouillon, mais on est prêt à lui pardonner. Et on lui en parlera tout à l’heure. (C.Pt)

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Commentaires

Une réponse à “Elementaire Watson”

  1. Les albums de l'année. 3. Patrick Watson : frontstage, le 24 décembre 2007 11 h 11 min

    [...] Elementaire Watson [...]

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