On pourrait aussi bien parler d’histoire de familles, aussi élargies soient-elles, tant on croise, au coin VIP du festival, de nombreuses têtes connues, aussi bien politiques (Steve Stevaert, Freya Van Den Bossche) que du monde de la musique (Tom Barman, en grande forme, et John Stargasm, aussi bien que des David Eugene Edwards, Ozark Henry, Albert Hammond Jr,…). Tout ce petit monde se cotoye comme à une kermesse villageoise.
Mais avec les Kings of Leon et, à quelques minutes de décalage, les soeurs Casady de Cocorosie, c’est bien de fratries qu’il est question. Notre préférence allant pour cette fois plutôt au secondes qu’aux premiers. Dans le Marquee, les deux soeurs ont mis le monde à leur pied avec un show envoûtant. Et si elles ont réussi à visser tous les regards en leur direction, ce n’est pas que par leur dos dénudé : des nappes vocales, le soutien de Tez le beatboxer, il y a quelque chose qui relève là-dedans de l’ensorcellement, par la manière de superposer les voix, et de malaxer la matière sonore. Un peu à la Björk, en tout cas les deux pieds dans un registre hip-hop, tout juste dans la foulée de leur disque “The Adventures of Ghosthorse and Stillborn” (La palme allant en ce qui nous concerne à “Werewolf”)

Moins d’enchantement avec les frères Followill, plus terre à terre pour servir les morceaux de leur dernière galette “Because of the Times”, un peu à la manière de vieux routiers du circuit, sans plus d’envie d’y être que ça.
On aura tourné, à ce moment, la tête vers le chapiteau, où Loney, Dear a déposé ses pépites, parmi lesquelles l’inévitable “I Am John”. Un peu de légèreté, suédoise, dans ce monde de brutes. Et on ne dit pas ça pour parler de la claviériste du groupe. L’entrain de “The City The Airport”, et sa beauté impressionniste, le frêle “Saturday Waits” nous le rappelent: on sera toujours fan de folk. Et on sait à nouveau pourquoi. (C.Pt)

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