Joey Burns de Calexico, l’âme tendre

Peu avant son concert aux Ardentes, le chanteur et guitariste de Calexico, Joey Burns, s’est prêté avec une grâce irrésistible à une ukulélé session du « Soir ».

Poignées de main et sourire sincère à la cantonade, le fondateur de Calexico (avec John Convertino) n’a pas seulement le physique du gendre idéal, il en a aussi la gentillesse. Mélodies nomades, mariachis, balades sublimes de guitares bien grattées et de cuivres bien lustrés : Calexico c’est un « Arizona Dream « croisé avec la BO de « Pulp Fiction ». Originaires du sud des Etats-Unis, les musiciens donnent à entendre un road-trip lyrique, festif et romantique. Leur charismatique chanteur et guitariste Joey Burns a illuminé la pellicule d’une ukulélé digne d’anthologie.

Joey Burns était enthousiaste à l’idée de se frotter à une ukulélé session, il l’a fait (et de quelle manière !) en dépit de quelques contretemps : le chanteur américain devait au départ se prêter à l’exercice avec Olivia Ruiz, mais elle n’a finalement pas pu se joindre à lui. L’énergique miss est une vraie fan de Calexico, elle tenait à chanter avec lui à l’initiative du soir.be. Las ! Faute de temps, Olivia Ruiz s’est désistée. Il nous revient d’ailleurs qu’elle n’a renoncé qu’en dernière minute, plutôt fâchée d’ailleurs de ne pas pouvoir réaliser ce rêve.

Pour nous aussi, dommage, mais pas dramatique. Joey Burns au ukulélé, c’est du petit-lait. Pas besoin de la femme chocolat pour fondre complètement.

Cerise sur le gâteau: le guitariste et chanteur disposait de son propre ukulélé, acheté peu avant aux Pays-Bas. L’instrument convient à merveille à ses mélodies mélancoliques rythmées et soutient joliment sa voix. De la crème à l’état pur, un bain de douceur.

En chemin, Joey croise des amoureux tandis qu’il chante « Sirena », puis joue sur une plaine de jeux la chanson qu’il a écrite pour le bébé de ses amis d’Amsterdam, Lemmy, âgé de dix jours. « Sirena « fait partie de ces mélodies qui vous accrochent l’âme sans plus la lâcher. Une ode planante à un rivage de douceur, avec un refrain entêtant et un finale où Joey laisse s’échapper les quelques mots de français qu’il connaît. La berceuse à Lemmy laisse au chanteur l’occasion de faire vibrer son timbre doux qui n’est pas sans rappeler Jeff Buckley.

L’envol des notes, portées par sa voix d’ange, était tel cet après-midi-là qu’au fil de ses trois chansons, on se bousculait backstage pour l’écouter, le photographier, le filmer, lui serrer la pince ou lui dire toute son admiration.

Une prochaine ukulélé session pourra, on l’espère, se faire avec Olivia Ruiz au chant et Joey Burns au ukulélé. D’autant que les deux stars, très admiratives de leur travail respectif, se sont finalement rencontrées à Liège, comme l’écrit Joey sur le blog de Calexico. Reconnaissant, Joey Burns parle par ailleurs de cette ukulélé session magique en marge des Ardentes sur son blog.

Pour consulter le blog de Calexico : http://www.casadecalexico.com/

Remerciements aux festival Les Ardentes.


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2 commentaires

  1. absent friend

    24 septembre 2007 à 16 h 46 min

    Du tout grand art, les gars. Joey Burns est vraiment magnifique. J’aurais beaucoup aimé me promener en backstage ce jour-là.

  2. Pingback: Calexico | frontstage

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