Avec le premier album, Gulag Orkestar, on pouvait encore voir en Zach Condon, natif d’Albuquerque et basé à Brooklyn, un adepte original de Goran Bregovic qui aurait croisé la route de David Byrne. Avec ce second opus, “The flying club cup”, le doute n’est plus permis: Zach est non seulement un grand compositeur, mais aussi un chanteur digne d’un Neil Hannon (Divine Comedy) ou d’un Dominique A.
Il suffit d’ajouter une ambiance musicale à la Yann Tiersen pour bien comprendre ce nouvel album conçu à Paris, où le jeune homme s’est installé. Tout est parti d’une photo de montgolfière à la tour Eiffel au début du XXe siècle, pour donner un superbe disque dont chaque chanson est inspirée par une ville française. Au romantisme exacerbé de titres craquants à souhait s’ajoutent les arrangements pour fanfares, mariages et enterrements, entre trompette et ukulélé, qui restent la griffe d’un artiste très attachant.
Beirut donnera son premier concert belge le 14 novembre, au Botanique. D’ici là, le CD aura largement le temps de rester notre favori.
4AD – Rough Trade.

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3 réponses à “Un ballon d’air frais signé Beirut”

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