Derrière ce groupe nous arrivant via l’Espagne (grâce au label madrilène Acuarela) se cache le Canadien de Vancouver Daniel Bejar, connu pour ses travaux avec les New Pornographers. Destroyer a beau être un band, cela n’en reste pas moins le projet le plus personnel du passionnant musicien folk-pop, qui pourrait aussi bien se réclamer d’un Dylan (pour les textes acides) que de tous les Kevin de la planète musicale (Coyne, Ayers, Rowlands…).

 

destroyer.jpgDaniel Bejar, c’est d’abord une voix particulière comme seuls des Bowie ou Mike Scott peuvent assurer. C’est ensuite un sens musical décoiffant, dans un esprit cabaret qui ne peut s’exprimer librement que sur de longues plages. La plupart des chansons de ce premier album (le septième à l’actif de l’artiste) font de cinq à sept minutes. « Rubies » totalise même plus de neuf minutes, alors que, pour l’édition européenne, le disque se termine par un fascinant « Loscil’s rubies » de plus de 23 minutes ambiantes.

On peut se repasser sans fin ce disque lumineux, bourré de pépites qui raviront les amoureux d’une musique grandiloquente (cfr Blue Nile) ne tombant jamais dans le pompeux. Il s’agit d’une géniale symphonie. Ces rubis sont des diamants !

Merge – Bang !

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Commentaires

6 réponses à “Les albums de l’année. 02. Destroyer. Destroyer’s Rubies”

  1. alain, le 27 décembre 2007 4 h 07 min

    lorsqu’on réalise un classement de fin d’année, il n’est pas inutile de s’intéresser à la cohérence de ses choix en suivant quelques règles de base : se limiter à des albums sortis l’année en question est surement la première de celles-ci.

    Dès lors, choisir en seconde position de votre top 2007 un album sorti en 2006, en fanfaronnant qui plus est sur “la grande discretion” qui a entourée la sortie de l’album en 2007 (logique, il est sorti en 2006..!!) et donc sur la grande vertue de votre choix, ô justicier défendeur des causes oubliées… ça fait désordre, non?

    Cet album avait été repris dans la plupart des top de 2006, un peu partout autour de la blogosphère.

  2. Marc, le 27 décembre 2007 13 h 47 min

    Je suis d’accord avec toi, Alain.

    Mika a la faveur des lecteurs de ce blog, viens, on va boire un verre….

    Ceci dit, l’album de Destroyer est excellent

  3. absent friend, le 3 janvier 2008 20 h 18 min

    Blogosphère…Et si l’album de Destroyer n’est paru officiellement en Belgique qu’en 2007, cela revaliderait-il le choix de Thierry Coljon?

  4. Marc, le 4 janvier 2008 10 h 28 min

    Oui, l’album est tout bon.

    Le prochain sort le 25 mars, soyons prêts…

  5. alain, le 9 janvier 2008 2 h 08 min

    Il ne s’agit pas de valider ou d’invalider le choix de Thierry Coljon. Mais simplement de regretter que Le Soir doive attendre qu’un disc soit distribué par Bang ou qu’il apparaisse dans les rayons de la Fnac du coin pour (le découvrir?) s’autoriser à en parler ou le glisser dans son top de fin d’année. J’espérais de ce journal et de ses journalistes qu’ils poussent la curiosité un peu plus loin que le bout de nos étroites frontières. “Au jour d’aujourd’hui”, il me parait étrange qu’un album sorti il y a un an et demi, chroniqués dans nombres de medias, repris dans la grande majorité des tops 2006 et classé 18ème chez Pitchfork (même moi qui ne suit qu’un lecteur très occasionnel de ce site je sais cela) mette si longtemps à parvenir jusqu’à vous.

    Il est évidemment heureux que vous en parliez néanmoins, c’est un fait ! Et je vous en félicite et remercie. Je voudrais juste vous encourager à ne plus attendre aussi longtemps pour découvrir de si jolis disques…

    Ps : Le premier album Arcade Fire n’est sorti « officiellement » en Argentine qu’en 2007, en même temps que le second. Je me demande si ils auront pensé à le mettre dans leur top de fin d’année. 

  6. Le Soir, le 9 janvier 2008 21 h 38 min

    Effectivement Alain, on ne peut te donner totalement tort sur ce coup là, au contraire même.
    Comme tu l’auras peut-être compris, le changement dont tu parles est en cours, notamment grâce à ce blog.
    Pour Arcade Fire, j’espère que les médias argentins auront intégré l’album dans leur top de fin d’année, sans quoi il n’y figurera jamais, ni en 2005, si les chroniqueurs du pays ne l’avaient pas écouté, ni en 2007. Hélas…
    Ceci dit, 2006 ou 2007 et après revérification, quel foutu grand disque ce Destroyer’s rubies

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