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Le top 10 des Frontstageurs/
posté le 26 décembre 2007 |
catégorie LES FESTIVALS
Il y a le top du MAD, et tous les tops parallèles, les coups de coeur plus personnels de chacun des animateurs de ce blog. Premiers à se jeter à l’eau : Julien Broquet, Florian Le Hung et Didier Stiers. Une conclusion s’impose : Animal Collective vainqueur par triple K.O. !
JULIEN BROQUET
1. Animal Collective : Strawberry Jam
Marre des conventions, de la pop anglaise plan plan, du rock sans folie… Animal Collective, c’est une bouffée d’air frais. Un vaccin contre l’ennui. Ca part dans tous les sens et c’est tant mieux. Tribaux, bordéliques, fêlés, ces New Yorkais d’adoption aiment se mettre en danger. On ne vas tartiner sur « Strawberry Jam ». Oubliez la monotonie. Courez chez votre disquaire.
2. Battles : Mirrored
Si Battles est une dream team composée de John Stanier (batteur/Helmet), Ian Williams (guitare/Don Caballero), Dave Konopka (guitare/Lynx) et Tyondai Braxton (le fils du saxophoniste Anthony Braxton), Mirrored, qui demande à être apprivoisé, est une tuerie et un disque qu’on n’est pas près de ranger au grenier. Rythmique implacable, morceaux déjantés. Certains appellent ça du math rock pour ses structures compliquées. Nous on dira juste une fameuse claque….
3. Le Loup : The Throne Of The Third Heaven Of The Nations’ Millennium General Assembly
Ce n’est pas le titre d’album le plus facile à demander à votre disquaire ou au père Noël. Mais n’ayez pas peur de réclamer le disque de Le Loup (ou peut-être, devrais-je écrire, le disque du Loup, je repense aux Nuls et à Chabat qui se plaint des fautes de français dans les publicités parce que grâce à Le Chat Machine, son gamin a fait une faute de grammaire dans sa rédaction). Euh, je me perds un peu. Inspiré par L’Enfer de Dante, tordu, enchanteur,The Throne of the third… (pardonnez moi ce raccourci) est un vrai grand disque folk. Un disque fourmillant d’idées dont les critiques évoquent souvent Animal Collective ou Grizzly Bear. Devenez le petit chaperon rouge. Oui, si vous voulez, allez voir votre grand-mère. Mais surtout, jetez-vous dans la gueule de Le Loup. Il vous jouera du banjo.
4. Jamie T : Panic Prevention
Un savant mélange de folk, de rock, de reggae, le tout saupoudré de hip-hop. Jamie T, c’est les Beastie Boys qui font la fiesta avec les Libertines. The Streets (« Pacemaker » est un peu son « Fit but you know it ») qui fornique avec The Clash. Pour couronner le tout, le gamin de Wimbledon a un accent à faire pleurer Alex Turner des Arctic Monkeys. Une des bonnes surprises de l’année.
5. Fujiya & Miyagi : Transparent Things
C’est une compilation de trois EP sortis en édition limité. C’est aussi, en quelque sorte, le deuxième album de Fujiya et Miyagi, trio londonien profondément marqué par le krautrock (Can, Neu !). Un disque à l’évidence pop, entêtant et qui fait taper du pied. Si vous aimez Hot Chip, foncez.
6. Panda Bear : Person Pitch
Folk tordu, bidouillages électroniques, psychédélisme moderne… « Person Pitch » est une petite merveille. Dès son entrée en matière subaquatique, « Comfy in nautica », Noah Lennox alias Panda Bear nous emmène dans un univers imaginaire et merveilleux. Le monde des sirènes et autres créature fantasmagoriques. Encore un disque de rêves pour ce membre d’Animal Collective.
7. Electrelane : No Shouts No Calls
Après quatre albums, dix ans de vie commune et d’aventures musicales, Verity Susman, Emma Gaze, Mia Clarke et Ros Murray ont décidé de se séparer. Elle ont même donné leur ultime concert dans leur ville d’origine, à Brighton, le jour de mon anniversaire. Je n’en étais pas. Mais « No Shouts No Calls », sans être leur meilleur disque, a usé ma platine cette année. A commencer par « After The Call »…
8. Alela Diane : The Pirate’s Gospel
Cette jeune Américaine venue de Nevada City, le même patelin californien que Joanna Newsom, a enregistré « The Pirate’s Gospel » il y a trois ans dans le studio de son père. Un folk dépouillé. Une voix sans âge. Dans le genre Karen Dalton, CocoRosie. Onze pépites à s’écouter auprès de l’âtre par ce froid à ne pas mettre un pirate dehors.
9. Iron and Wine : The Shepherd’s Dog
Orchestrations délicates comme seuls des Sufjan Stevens et des Neil Hannon en détiennent le secret, jolies mélodies qui rappellent parfois les Kings of Convience… Avec « The Shepherd’s dog », le barbu Sam Beam nous a livré un album folk qui a du chien. Mais pas de ceux qui mordent, plutôt du genre à se faire caresser. Sans aboyer. Le poil soyeux.
10. Caribou : Andorra.
Psychédélique. Féerique. Jouissif. Enchanteur. Ce ne sont pas les mots qui manquent pour qualifier le dernier album de Caribou, alias Dan Snaith, anciennement Manitoba. Le Grand Journal de Denisot a choisi le morceau « Melody Day » pour lancer sa météo. On craque autant pour ce jingle que pour la présentatrice Louise Bourgoin…
FLORIAN LE HUNG
01. Animal Collective – Strawberry Jam
Sur la lancée de leurs précédents albums “Sung Tongs” et “Feels”, le quatuor de Baltimore a une nouvelle fois réussit à épater la galerie avec un “Strawberry Jam” à la fois aventureux et très accessible. Psyché, expérimental, rock, l’univers musical du groupe est aussi large qu’original. ( http://www.myspace.com/animalcollectivetheband)
02. The Innocence Mission – We Walked In Song
Voilà bientôt 20 ans que Karen et Don son mari cutlivent une pop chaleureuse et alvéolée sous le nom des The Innocence Mission. La voix de Karen est une véritable sucrerie quit fond dans la main, dans la bouche et surtout dans les oreilles. ( http://www.myspace.com/theinnocencemissionPA)
03. Thomas Bel – Arcle
Découvert un peu par hasard, le disque du Toulousien Thomas Bel est d’une beauté monochrome. Quelques accords de guitare, une électronique épurée et la présence d’une voix fantomatique constituent les ingrédients de “Arcle”. A ranger précieusement sur votre étagère de disques entre Sylvain Chauveau et Stafraenn Hákon. ( http://www.myspace.com/thomasbel)
04. J. Tillman – Cancer And Delirium
Josh Tillman est sans doute le songwriter qui possède la musique la plus dépressive que je connaisse. Originaire de Seattle, Josh développe une folk brute, dépouillée et poignante. Un album à écouter la corde au cou. ( http://www.myspace.com/jtillman)
05. Robert Wyatt – Comicopera
Robert Wyatt c’est avant tout un timbre de voix unique, mais aussi un batteur jazz d’exception. Le “Comicopera” de l’Anglais est divisé en trois actes comme tout opéra comique avec un final en espagnol. Flirtant entre le format pop et jazz, Robert Ellidge de son vrai nom tient toujours la forme à 62 ans passés. ( http://www.myspace.com/robertwyatt)
06. Clare and The Reasons – The Movie
Imaginez Nina Persson, la chanteuse à la fois blonde et brune des Cardigans, à la tête des Beatles. Ou plus simplement, une voix adorablement candide sur des arrangements soignés histoire d’éviter les comparaisons foireuses. Bref un album évoluant entre pop et musique classique qui marche avec brio sur les traces du “First Band On The Moon” des Suédois. (http://www.myspace.com/claremuldaur )
07. Talib Kweli – Eardrum
A l’ombre des rappeurs brillant de tout leur bling bling comme Jay-Z
ou 50 Cents, Talib Kweli a emprunté le chemin plus discret de la scène hip hop underground américaine. Beats soignés et variés un peu dans la lignée d’un Kanye West, “Eardrum” bénéfice de featuring de qualité avec entre autres Justin Timberlake ou Norah Jones. L’album hip hop de l’année pour moi devant Madlib, Common, mister West ou encore Shape Of Broad Minds. ( http://www.myspace.com/talibkweli)
08. Dan Deacon – Spiderman Of The Rings
Barré comme pas deux le Dan Deacon. Pour avoir assisté à un de ses concerts récemment, je peux vous assurer que cet Américain électro-bidouilleur est un véritable OVNI musical. Son album est une petite bombe qui trouve son inspiration dans les cartoons, la musique 8 bits et les synthés Casio traficotés. ( http://www.myspace.com/dandeacon)
09. Marla Hansen – Wedding Day
Dans la lignée des nombreuses éclosions de douces et jolies folkeuses depuis le “Milk-Eyed Mender” de Joanna Newsom, Marla Hansen est ma petite préférée de 2007. Un album acoustique mélancolique et réconfortant qui n’est pas sans rappeler la Canadienne Julie Doiron. ( http://www.myspace.com/marlahansen)
10. Akira Kosemura – It’s On Everything
Dans un style typiquement nippon, Akira Kosemura construit une électronique nostalgique autour de solos de piano. ( Page Myspace )
DIDIER STIERS
10. Baloji – Hôtel Impala
Ben non, je ne me suis pas senti obligé de “mettre un peu de rap”! Par contre, puisqu’il est question de coup de cœur, celui-ci vaut tant pour le propos que pour le flow jamais dénué d’émotion et la mise en musique.
9. Babils – The joint between
Content de pouvoir enfin vous toucher deux mots de cet album sorti avant l’été. J’aurais bien voulu le faire plus tôt, mais bon, la vie, tout ça… Notez, j’ai une bonne excuse: Babils et son “psyché-post-rock” instrumental, ça se découvre au fil des écoutes. Il n’y a ici rien du magma sonore qu’on pourrait imaginer, tant ces compos ne manquent jamais de dynamisme. Et l’auditeur de passer du nerveux (“Procrasti”) au dantesque (“2=3″) après un petit détour par “Preventorium”, sorte de “Theme for great cities” façon trip cosmique. C’est du belge, c’est paru sur le label Stilll de Jerôme Deuson (aMute) et c’est distribué par PIAS. (www.myspace.com/babils)
8. Simian Mobile Disco – Attack, decay, sustain, release
A l’époque de Simian déjà, le tandem Ford/Shaw ne pouvait s’empêcher de fricoter avec l’électronique dansante. Les deux Anglais ont ici donné libre cours à leur penchant naturel, sans tomber dans la mode actuelle de ce son plus ou moins sale, façon Justice, Boys Noize & co. Avec quelques tubes imparables à la clé, genre “It’s the beat” et “I believe”. (www.myspace.com/simianmobiledisco)
7. Mud Flow – Ryunosuke
Pensez-en ce que vous voulez, moi j’aime, na! Et ça ne date pas d’hier. Mud Flow, à mes yeux, c’est un groupe pop rock en recherche permanente, jamais installé dans la certitude. Sur scène, comme lors des Nuits Botanique, il joue toujours un peu sur le fil, n’en devenant que plus prenant. Quant à cet album, il m’a séduit autant par la fragilité apparente des compositions et l’aisance des mélodies que les décharges électriques qui viennent ouvrir de nouvelles perspectives dans ses paysages sonores. Aaah, ce poignant “My fair lady Audrey”! (www.myspace.com/mudflowmusic)
6. M.I.A. – Kala
C’est bien connu : les Blancs ne savent pas danser… Et pourtant, dieu sait si j’ai essayé d’onduler du bassin, sur « Jimmy » ou « Hussel » ! N’empêche, il y a ici quelque chose d’irrésistiblement contagieux. A commencer par ces quelques secondes des Clash samplés sur « Paper Planes », servant de tapis à une sorte de ragga, de coups de feu et de « bling » d’une caisse enregistreuse. « Kala » aurait pu sortir en 2006 ou voir le jour l’an prochain, le ton « global » accroche, avec ses collages sonores et son mélange ahurissant d’influences, encore renforcé par des collaborations diverses. Sous le côté jouette, le monde !
5. Patrick Watson – Close to paradise
Voir le numéro 3 du Top 10 proposé par le Mad
)
4. The National – Boxer
« Alligator » s’était glissé dans mon lecteur de cd à une époque où les Tindersticks me donnaient l’impression de se chercher un peu. Si la voix mélancolique de Matt Berninger a des accents semblables à ceux de Stuart Staples, les qualités propres du groupe américain s’imposent au fil des écoutes. Celles de « Boxer » sont évidentes, entre simplicité et intensité.
3. Radiohead – In Rainbows
Pas grand chose à rajouter aux commentaires de mon camarade Cédric, si ce n’est que j’aime aussi beaucoup les groupes qui ne font rien comme les autres et prennent des risques, quitte à se ramasser.
2. Beirut – The Flying Club Cup
Exercice classique du chroniqueur à l’œuvre : s’extraire des poncifs du « deuxième album tant attendu »… Le premier, en l’occurrence « Gulag Orkestar », ne faisait heureusement qu’annoncer la couleur. En fait, c’est un réjouissant arc-en-ciel que Zach Condon dessine dans la tête de ses auditeurs. Si les Balkans et l’Amérique figurent à chaque extrémité, entre les deux, c’est un à périple plein de poésie qu’il nous convie.
1. Animal Collective – Strawberry Jam
Outre « Worst case scenario » de dEUS, je le compte sur les doigts d’une main, les disques qui m’ont tenu en haleine de bout en bout par leur souffle, leur texture riche, leur explosivité créatrice et le brin de folie (impossible de ne pas « plussoyer » Julien là-dessus). Pas question de comparer, évidemment, mais je n’ai encore rien trouvé de mieux pour vous expliquer « l’effet Animal Collective » tel que je le ressens.
01. Arcade Fire - Neon Bible
Panne de lecteur mp3 en cause, on avoue accuser un temps de retard sur Animal Collective – quoi qu’en train de fondre devant “Unsolved Mysteries”. C’est grave, docteur? Si on n’a pas ressenti la même fièvre à l’écoute de ce second disque du groupe montréalais qu’à celle de “Funeral”, “Neon Bible” scelle les dernières certitudes à propos d’Arcade Fire.
02. Patrick Watson – Close to Paradise
On n’a pas encore croisé à ce jour quelqu’un qui ne s’incline devant la beauté majestueuse de ce disque, qui devrait être à cette année ce que le Grace de Jeff Buckley fut à l’année 1996. Tout le long de ce “Close To Paradise”, Watson enveloppe son auditeur dans une bulle d’onirisme. Cotoneux à souhait, servi par une voix étourdissante, “Close To Paradise” ne nous lâche plus.
03. Cocorosie – The Adventures of Ghosthorse and Stillborn.
On ne s’est pas encore remis de leur concert au Pukkelpop, qui a scellé une fois pour toutes l’amour qu’on avait pour les deux soeurs.
04. Elvis Perkins “Ash Wednesday”.
En 2007, on aura été séduit par une flopée de songwriters (comme Loney, Dear n°8) et de balades folk. Elvis Perkins n’est pas le plus original de tous, ses chansons ne sont pas non plus de celles qui révolutionneront quoi que soit. Mais le fiston Perkins restera comme un de ceux qu’on aura le plus écouté cette année. Derrière la facture classique de ces morceaux, une beauté diaphane qui impose son évidence. Tom McRae et Damien Rice ont des soucis à se faire; Perkins pourrait leur ravir la place qu’ils tenaient jusqu’ici dans notre coeur.
05. Klaxons – Myths of the near future
On se demande ce qu’on aurait bien pu faire en 2007 sans ces bombes à danser servies par les Klaxons. Sur quoi on aurait sauté en festivals sans “Golden Skanks” ou sans “Totem on the Timeline”. Pas sûr que le coup de coeur passe le cap de l’année. Il n’en reste pas moins imparable.
06. Bonnie Prince Billy – Ask Forgiveness.
Le moral, il est bon. On parle évidemment de celui de celui de Will Oldham, qui affiche un visage radieux, celui qu’on retiendra de lui en 2007, avec ce nouvel album, court, de reprises (8 chansons), touché par la grâce. Comme toujours avec cet insaisissable musicien de génie. In extremis.
07. Radiohead – In Rainbows
Tant pis pour l’originalité. Chacun des albums des Anglais est monumental, et rien ne démodera jamais un “OK Computer”. Ni ne l’égalera? La bande à Thom Yorke balisent ici de nouveaux sentiers pour le présent, dans un disque qui voit peut-être moins loin que les “Amnesiac” et “Kid A”, mais qui force à nouveau le respect. Et le fait que l’album soit d’abord paru sur le web n’y est pour rien: on a craqué depuis longtemps, depuis qu’elles circulaient ça et là sur le réseau et dans les concerts, pour “Videotape”, “Nude” et “All I Need”, les plus classiques, les moins originaux des morceaux de l’album, qui ne sont que l’ombre d’un “Exit (Music For A Film), certainement. Mais la voix de Yorke est à nouveau à tomber par terre.
8. Loney Dear : Sologne.
On a beaucoup écouté cette année le précédent album (”Loney Noir”) du groupe suédois aperçu aux Nuits Bota et au Pukkelpop puis en première partie de Vic Chesnutt. Paru dans la foulée, “Sologne” place Loney Dear en orbite. Pour aficionados des Kings of Convenience, et de la sensibilité à fleur de peau d’un Elliott Smith. Des mélodies inépuisables, dans la tradition d’un Nick Drake.
9. The Good The Bad & The Queen.
Philippe Manche en a tout dit.
10. Andrew Bird – “Armchair Apocrypha“.
Son “Mysterious Production of Eggs” reste un summum. Avec “Armchair Apocrypha”, au-delà de l’effet de surprise, Andrew Bird poursuit un travail d’orfèvre et de virtuose. Trois morceaux dont on ne se lasse pas: “Heretics”, “Cataracts”, “Imitosis”
Réservez dès maintenant vos tickets pour TW Classic, le samedi 23 juin à Werchter, avec Sting, Lenny Kravitz...
Et ce fameux “Strawberry Jam” des géniaux “Animal Collective” n’est même pas dans le top Ten du MAD, c’est à rien n’y comprendre, le top Ten du MAD est en fait le top Ten de Thierry Coljon, c’est ça non?
il semblerait que ceux que l’on croise aux concerts aient meilleurs gouts…ouffffffffffffff !!!