Le groupe bruxellois a ouvert la Nuit du Soir 2007. Il sort maintenant son premier album, sous la houlette de Luc Van Acker.

Fabrice Dubard a beau être français, c’est à Bruxelles qu’il s’est posé après avoir été responsable international chez Universal à Paris. Ce n’est plus les artistes qu’il sert, mais son propre groupe.

Révélé l’an dernier à la Boutik Rock et à la Nuit du Soir, le groupe s’est d’abord fait remarquer, en 2006, en raflant Pure Démo ainsi que tous les prix au Verdur’Rock.

The Diplomat, c’est du rock en noir et blanc, « tranchant et raffiné » comme Fabrice aime dire, qui a séduit le grand Luc Van Acker : « On a beaucoup tourné, on savait où on voulait aller en entrant en studio. Luc nous a aidés pour la direction artistique – il passait une fois par semaine. Il nous a permis de mettre en avant nos points forts, sans transformer nos morceaux. Ce qu’il aimait chez nous, c’est la dynamique collective sur scène. Il avait ressenti la même chose chez Millionaire, nous a-t-il dit. »

Et donc, ce mélange de finesse et de brutalité, ce décalage entre le chant pop haut perché de Fabrice et une sonorité rock musclée. C’est ce qui fait son originalité. Comme le soin apporté au graphisme et aux tenues de scène.

« J’ai vu votre sœur sur scène ! »

Fabrice et Sophie sont tous deux enseignants. « J’enseigne le français à Saint-Ghislain, explique la bassiste. Je fais l’aller-retour tout le temps. J’aime mon boulot, même si je rêve de vivre de la musique. Je fais du théâtre, aussi. Après notre prestation à Dour, un élève est venu me trouver pour me dire : “Madame, j’ai vu votre sœur sur scène !” Il ne pouvait pas imaginer que c’était moi. Ça les épate, je pense. »

Fabrice a enseigné le français à Chicago en 2000, avant de travailler à Paris jusqu’en 2004 et enfin, d’enseigner le français aujourd’hui à Anderlecht. « J’enseigne à des ados qui sont surtout hip-hop. Ils se demandent : c’est quoi, cette musique de hippie que je fais ? Du coup, je n’en parle pas trop en classe. »

Si Dour fut pour eux un grand moment, ils ne sont pas près non plus d’oublier la Nuit du Soir : « Sans faire de la lèche, on doit avouer que c’était la première fois qu’on vivait ça. Quand tu montes sur scène dans une telle ambiance, t’as l’impression d’être le maître du monde durant 25 minutes. Le Cirque royal est vraiment une chouette salle. »

Le 25 avril au JH Het Uur de Meerbeke, le 3 mai au Pacrock de Pont-à-Celles et au Century Rock de Mouscron, le 14 aux Nuits Botanique, le 16 au DRF de Bomal, le 29 juin au Sum Valley Festival de Soumagne et le 17 juillet aux Francofolies de Spa.

The Diplomat

Ce n’est jamais facile de préserver en studio la brutalité des concerts. The Diplomat, coaché par Luc Van Acker (Arbeid Adelt), réussit à préserver la cohésion qui fait tout son charme sur scène. La voix quasi féminine de Fabrice agit comme une respiration pop parmi la déflagration des guitares (Gaethan Dehoux) que soutiennent les solides Sophie (basse) et Niko (batterie).

Green l.f.ant – Bang !

COLJON,THIERRY

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Commentaires

2 réponses à “Des Diplomat tranchants et raffinés”

  1. El gazzani, le 23 février 2009 13 h 42 min

    bonjour monsieur dubard c’etait pour vous dire esque c’est vrai que madame kadiri qui va vous remplacer et vous dire aussi que vous etiez mon meilleur professeur de cette annee

  2. 3c, le 19 juin 2009 12 h 57 min

    salut M.dubard vous alLez bien???ben seter pour vous dire koi de neuf a l’horizon?LOL.CE LES 3EME C VOUS VOUS SOUVENEZ”les chipies”ben nonne chance pour la suite.ok.

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