Ukulélé Session Victoria Tibblin

victoria.jpgL’alerte “tornade” a été déclenchée en décembre de l’année dernière par Gilles Verlant, qui s’est empressé de conseiller l’écoute du premier album de Victoria Tibblin. Le disque, alors, n’était pas encore sorti en Belgique. On se demandait même s’il serait même un jour dans les bacs chez nous. Le buzz avait déjà commencé à gonfler, alors, au départ de Myspace et d’un clip sur internet. Devait encore opérer une prestation à couper le souffle sur Taratata.

On avait, alors, déjà pris rendez-vous avec Victoria Tibblin, via son mentor, le toujours punk Odieu, tombé sous le charme de l’ex-mannequin suédoise alors qu’elle opérait dans le groupe Midnite Vultures. Tellement charmé qu’il allait vivre une vraie renaissance artistique grâce à la furie blonde; c’est lui, aidé de l’ex TC Matic Jean-Marie Aerts, a composé et écrit la plupart des morceaux tendus et brûlants de “Victoria Tibblin”, le disque, chanté en français et en anglais.

Cet après-midi là, dans un hôtel chic de la chaussée de Charleroi, c’est pourtant tout sauf une agitée du bocal intenable qu’on retrouve, après une volée d’interviews pour les médias belges. Plutôt une grande fille simple, aux antipodes de l’image sauvage qu’elle dégage sur disque et sur scène. Timide, pas du genre à crier fort pour se faire entendre. Elle a, la veille, emprunté l’ukulélé d’un “ami parisien“, dit-elle. Lequel s’avérera être ni plus ni moins que Joseph Racaille, un des animateurs de l’Ukulélé Club de Paris et, non moins accessoirement, l’arrangeur des disques de Thomas Fersen.

Elle a donc appris les rudiments de l’ukulélé, la veille. Et la joue modeste: “on verra ce que ça donnera”, tandis qu’Odieu veille au grain, sourire aux lèvres, amusé de toutes ces péripéties.

Côté jardin? A la recherche d’un lieu de tournage pas trop étriqué, on nous glisse à l’oreille l’idée de passer dans le sauna. Parce que le Manos 1er a son propre sauna? Oui, et même sa propre salle de sports, en cave. On ira pas jusqu’à suggérer à Victoria de se glisser dans un bain. Elle, mutine, proposera plutôt d’investir un WC, avant de se rétracter. Ce sera plutôt une douche, des couleurs mauresques, un décor que le réceptionniste, à l’entrée, jugeait incongru pour la pratique de l’ukulélé. A-t-on déjà cherché autre chose que la confrontation des styles?

Au petit jeu de l’acoustique, Victoria Tibblin prouve en tout cas qu’elle sait aussi y faire. Energique, même quand elle s’évertue à contenir sa rage musicale. C’est “Don’t Leave” puis “Tue moi”. L’ombre de Catherine Ringier plane sur le Manos. Celle de Victoria Tibblin, et de toutes les chanteuses qui lui servent de modèles, seront quant à elles aux Ardentes début juillet et encore par les Francofolies de Spa.

C.Pt

http://www.myspace.com/victoriatibblin


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