Les orchestrales CocoRosie

On se souvient encore parfaitement de ce concert magique à l’Orangerie, aux Nuits de 2004. On découvrait les Américaines Bianca et Sierra Casady, parmi leurs jouets à musique et leur album La maison de mon rêve devenait pour nous le meilleur album de l’année.
L’an dernier, elles ont publié le tout aussi aventureux et réussi “The adventures of ghosthorse and stillborn” qui leur vaut aujourd’hui d’être invitées en vraies vedettes, au Cirque royal, jeudi. Avec le Mons Orcherstra qui plus est. La salle était bien remplie, même s’il y a toujours beaucoup de monde sur le trottoir, pour la dernière clope, au moment où se produit la première partie, en l’occurrence Quinn Walker, un pote aux CocoRosie, tout aussi bricoleur, sauf que des raisons économiques le poussent encore à se produire seul avec sa guitare, sa caisse claire et une pédale enregistreuse de boucles.
Le contraste avec le beau Mons Orchestra, ensuite, n’en est que plus évident, même si la phalange montoise ne put arranger et reprendre que cinq titres au complet. Fort occupé en ce moment avec l’Ensemble Musiques Nouvelles et son Sonic Cathedral de dimanche, Jean-Paul Dessy était absent de la scène jeudi.
Les CocoRosie n’en ont pas moins développé leur bel univers, sur fond d’images répétitives vantant la vie sous toutes ses formes. Les voix d’opéra, les jouets, les percées hip-hop, les mélodies craquantes, tout était là. Avec en sus donc, ces belles envolées de l’orchestre qui a donné un bien joli relief à l’ensemble. Sa finesse ne cessera jamais de nous séduire. THIERRY COLJON


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