Disque de platine, concert en or pour dEUS

On a déjà connu pire comme final d’un festival de quatre jours que les deux «standards» qui ont résonné sur la plaine flamande la nuit de dimanche à lundi, entre 1h20 et 1h30 du matin. Après un «Popular culture», pour lancer les rappels, avec le soutien d’une chorale, Tom Barman et les siens ont offert un «Roses» d’anthologie suivi par un «Suds and soda» galvanisant au terme duquel le traditionnel feu d’artifice s’est déclenché.

Et le ciel flamand d’être joliment illuminé d’un arc-en-ciel de toutes les couleurs dressant un toit virtuel sur les têtes des spectateurs qui regagnaient gentiment les parkings.
dEUS, qui sera ce 10 décembre à Forest-National (réservation dès ce mardi 9 h au 0900-260.60 ou proximusgoformusic.be; 34 euros plus frais), a été à la hauteur de sa réputation scénique.

Frontale, la formation anversoise reste fidèle à la tournée qui accompagne Vantage Point  et propose un répertoire à deux vitesses dans le sens où il n’y a pas photo entre les «Fell off the floor, man», «Theme for turnpike» ou «Instant street»et «Maria Schneider», par exemple. Reste qu’on a eu face à soi, un excellent groupe de scène, justifiant, par la qualité de son concert son statut de tête d’affiche.
La journée de dimanche a été une des plus belles au niveau de l’ambiance. The Kooks (le 26 novembre à Anvers) mais surtout Kaiser Chiefs ont fait vibrer le public. Ce sont des images fortes que de voir 30.000 paires de mains en l’air pendant la prestation survoltée du gang de Leeds.
Beck, qui revenait avec un nouvel album, Modern guilt, s’est baladé dans son répertoire avec beaucoup de classe au terme d’une prestation pourtant inégale. S’il massacre volontairement, semble-t-il, son tube «Loser» d’entrée de jeu, Beck se montre plus inspiré avec «Sexx laws» ou «Devil’s haircut». La vraie surprise vient des nouveaux morceaux qui semblent faire la synthèse de la carrière de l’Américain. Vive cette mixture personnelle de folk, de hip-hop (malheureusement sans dj), de morceaux à la Gainsbourg période Mutations, de blues âpre ou de groove décadents, on a le sentiment de voir Beck revenir à son meilleur niveau.

On ajoutera, enfin, que le duo Justice/Underworld a fait un malheur au Marquee. Et que les spectateurs du festival ont un accès gratuit à l’expo de Bozar It’s not only rock’n’roll, baby! jusqu’au 13 juillet…

www.proximusgoformusic.be

Setlist du concert et galerie photos.

Setlist

Slow
Oh Your GOd
Instant Street
Fell Off The Floor, Man
Is A Robot
Smokers REflect
Maria Schneider
Theme From Turnpike
The Architect
Favourite Game
Sun Ra
Nothing Really Ends
Bad Timing
Popular Culture
Roses
Suds And SOda


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2 commentaires

  1. misterdum

    12 juillet 2008 à 12 h 58 min

    Ces mecs sont des dIEUX dont la Belgique peut être fière. Aligner 5 albums aussi somptueux les uns que les autres, je connais pas bcp de groupes qui ont réussi ce pari! Ils mériteraient sans conteste une reconnaissance plus international selon moi.

    Concernant le concert à Werchter: pour les avoir vu plutôt dans l’année à Paris et à Milan, ils ont à nouveau assuré comme des bêtes, avec un bel enchaînement des chansons. Amusant de constater que personne ne parle de l’énorme gamelle que Tom Barman s’est prise en montant sur un ampli sur le finale de “Suds & Soda”…il était effectivement caché par les choristes qui dansaient frontstage (ceci expliquant cela). Petite anecdote qui aurait pu mal tourner ceci dit; tant pour lui que pour un ou deux enfants qui auraient pu se choper l’ampli. Soit.

    FABULEUX CONCERT, DIGNE D’UN FINAL POUR WERCHTER!

  2. Pingback: Le concert de dEUS à Werchter en vidéo | frontstage

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