Balimurphy conjure les éléments

“Non, il ne pleut pas”, tente le chanteur de Balimurphy, alors que le fin crachin qui commençait à tremper le village Francofou se mue en franche averse. Il en faudra davantage pour doucher l’entrain des festivaliers, en ce début de week-end. Qui, à peine entre-aperçu le premier rayon du soleil, ont laissé tomber la chemise et se laissent bercer doucement par les airs entraînants des Balimurphy. Parmi les influences citées par le groupe (notamment sur son myspace), on retiendra surtout les Ogres de Barback et les Têtes Raides comme les plus évidentes.

Cela va parfois jusqu’au mimétisme, avec des airs de déjà entendu, et de façon plus évidente encore maintenant que Marie Warnant a largué les amarres. Mais pas de quoi bouder son plaisir non plus. “Plus belle sans moi” et son accordéon évoquent Brassens et Benabar, avec son air de valse. Des cuivres, des guitares, des atmosphères de western endiablé; des gages solides pour garantir au disque des Bruxellois de ne pas prendre la “Poussière” (du nom de leur album paru le mois dernier).
“Il ne pleut pas”, disait-il. Pour l’heure, il est le seul à y croire.

(C.Pt)

Les Bruxellois seront à Esperanzah, le 2 août prochain.


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1 commentaire

  1. Phil

    21 juillet 2008 à 12 h 12 min

    Il y a justement une longue interview des Balimurphy sur le podcast de Radio Esperanzah! : http://esperanzah.be/radio/podcast

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