Cali a eu le mot de la fin

cali L’apo-Cali-pse! C’est dans un déluge de pluie que s’est terminée, mardi à 1 heure du matin, la quinzième édition des Francofolies de Spa. Tant Joshua que Bernard Lavilliers et Cali n’ont pas eu droit à la moindre minute d’éclaircie. Un rideau incessant de drache nationale a eu raison des festivaliers qui comptaient rallier la scène Pierre Rapsat en dernière minute.
Forcément donc, on était loin du complet, pour changer.
Si Cali a choisi Spa parmi les nombreuses propositions belges qui lui avaient été faites cet été, c’est non seulement parce qu’il est venu ici défendre chacun de ses albums, mais aussi et surtout parce qu’on lui donnait carte blanche pour inviter sur scène qui il voulait.
Cali a beau avoir de célèbres amis, on n’a pas été étonné de voir le chanteur préférer révéler des gens qu’il aime plutôt qu’additionner les stars. Ainsi ouvre-t-il avec Hong Kong Dong, le groupe gantois des enfants de Kamagurka, rejoint par le guitariste Geoffrey Burton qui a joué sur le dernier album de Cali, après s’être fait connaître avec Arno et Bashung. Blessé à l’épaaule, Geoffrey n’a pu que jouer des claviers. Le groupe a déjà quelques solides compositions rock comme on peut s’en rendre sur son site myspace.
«Hallelujah»
Après un premier petit bain de foule sur «Je m’en vais», résumé par un cri du cœur («La pluie, je t’emmerde», Cali a reçu DJ Zebra avec qui il comptait bien faire la fête plus tard au Lido. Toujours aussi généreux, Cali n’oublie pas Mint et, via les écrans de la RTBF, dédie «L’espoir» à la radio privée menacée d’extinction.
S’il n’oublie pas d’inviter sur scène une spectatrice pour simuler l’amour avec elle, le grand moment est la venue du chanteur de son groupe préféré: Mike Scott des Waterboys, venu d’Écosse pour reprendre son rôle sur le disque mais aussi entonner, avec Cali, un inoubliable «Hallelujah» (bilingue) de Leonard Cohen.
Une fête, c’est aussi permettre à un pote de s’amuser en se déguisant en Marilyn Manson, en Sébastien Tellier ou en… Cali. Pendant que l’imposteur se fait passer pour Bruno en mimant «C’est quand le bonheur», Cali se trouve lui de l’autre côté de la place, derrière la table de mixage, pour mieux traverser la foule sur la tête des gens, comme le veut la tradition de ses concerts.
Cali a encore le temps d’inviter le groupe Daguerre, de Biarritz, avant de terminer en se roulant par terre, rompu, trempé mais heureux d’avoir partagé avec son public inondé un rare moment de bonheur. On peut appeler ça un moment inoubliable, une vraie fin de festival en beauté.

THIERRY COLJON


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6 commentaires

  1. laurence

    22 juillet 2008 à 13 h 26 min

    je ne peux que confirmer!!! du pur bonheur, malgré la pluie! Un Cali égal à lui-même, qui se donne à 200%!!!

  2. Patricia

    22 juillet 2008 à 16 h 50 min

    Malgré ce crachin permanent, Cali nous a enthousiasmés, emmenés dans son univers et le temps nous a alors paru bien court! La pluie , il l’a partagée avec nous et avec le sourire ! Magique!

  3. Caroline

    23 juillet 2008 à 22 h 16 min

    CALI nous demande ” c’est quand le bonheur” !!! moi je dit..ce 21 juillet 2008 n’était que pur bonheur..
    Ce mec a réchauffé tous le monde , tous ceux et celles qui était le depuis des heures sous la pluie.. !!
    Un moment magique qui restera a jamais dans ma mémoire!!Un GRAND MERCI a ce dont d’amour et ce partage de bonheur a tous ses regards échanger …a tous ses sourires venant du coeur !
    je n ‘imagine pas les francos 2009 sans Monsieur Bruno Caliciuri…a voir et revoir sans modération.

  4. C-A

    20 avril 2009 à 14 h 24 min

    En tant que fan, je vais voir Cali à chacun de ses passages en Belgique. Et je ne peux que appuyer les propos de mes prédecesseurs en les accentuants même : Cali m’a fait oublier la pluie. Pas sûr que cela aurait été le cas avec un autre artiste …

  5. zaza

    20 avril 2009 à 17 h 55 min

    Une bonne tête à claques ce Cali.

  6. wadafuck

    21 avril 2009 à 6 h 20 min

    Ce qui est chouette avec Cali c’est qu’il pense toujours aux petites mains roumaines ou polonaises qui doivent passer après lui le matin pour nettoyer le bronx qu’il a mis sur la scène. Du coup, il ne se ménage pas pour essuyer la piste avec sa belle chemise noire centrée en se roulant frénétiquement sur le sol.

    C’est une belle pensée de cet artiste entier, généreux, honnête et pas du démago, ni populo, ni opportuniste. Ce qui est rare de nos jours.

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