Electronica Leila

Artiste, c’est un métier difficile. Et ce n’est pas parce qu’on est programmé au Pukkelpop que ça y est. Vendredi, c’est ce qu’on se dit en découvrant le peu de monde qui a rejoint le Dance Hall sur le coup de 18 heures. Pourtant, Leila s’est déjà acquis une petite réputation parmi les convertis à l’électronique. Qu’a encore convaincus l’album Blood, looms and blooms, sorti en juillet sur l’aventureux label Warp. C’est qu’elle triture et torture ses sons : des breaks, des bleeps et des beats, des distorsions et des samples…

Leila va et vient, penchée au-dessus de ses consoles. Derrière elle, sur l’écran, un VJ mixe en direct. À l’avant-scène, des choristes se succèdent : un mec avec une voix de fille, une blonde vêtue de noir, une autre qui chante une reprise qu’on dirait issue du répertoire de Broadway, sur fond de drum’n’bass et autres vrilles sonores. Les paysages que brosse cette Anglaise d’origine iranienne, grande copine de Martina-Topley Bird, sont du genre évocateurs et oppressants. Brrr.

DIDIER STIERS


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