La guerre des étoiles

À Hasselt, il y a les artistes qui tutoient les astres et
ceux qui en mettent plein les yeux. Remise des bulletins.

Jeudi a débuté en douceur. Sans grandes émotions. Ouverture des portes pour l’apéro, 11 heures environ. Il faudra attendre le début de l’après-midi pour Santogold et les premiers déhanchements conquis.

Difficile de respecter la parité dans l’industrie musicale. Toutefois, le Pukkelpop aime les femmes, et elles le lui rendent bien.

Dans le genre, Santi White, c’est un peu la dure-à-cuire. Un côté fort pop, voire ragga, mais des racines hip-hop et une punk attitude à la M.I.A.

En comparaison, Soko ou Joan Wasser sont autrement plus rigolotes. La première a fait le plein (et même plus) au Club, avec sa pop folk bricolée et pleine de fantaisie. « I’ll kill her » fait un malheur dans les charts flamands, paraît-il. Soko (Stéphanie Sokolinski) passe allégrement de la batterie aux claviers, et retour. Fun et charmant. Quant à la seconde, alias Joan As Police Woman, c’est une des rares artistes à dédier une de ses chansons, « I defy », à sa firme de disques – basée à Bruxelles. « Je ne peux pas les aimer plus », confie-t-elle entre deux « Waouuuuh ».

À propos de labels, celui d’Amy Macdonald a profité du passage de l’Ecossaise au Pukkel pour lui remettre un disque d’or. C’est que son « This is the life » cartonne aussi dans nos contrées.

Tricky a toujours un son sombre, lourd, moite. Malgré quelques titres dispensables et le fait qu’il délègue un peu trop à notre goût, le kid de Bristol en impose.

« The show is about to begin », affiche l’écran au-dessus de la scène du Marquee. Il est près de 22 heures, la fusée Mercury Rev est aussi sur le point de décoller. Vers ces étoiles desquelles Jonathan Donahue semble de temps en temps être tombé. Et vers lesquelles tout le groupe a emmené un chapiteau comble, le temps d’un set dense et psyché. En 2008, avec les balbutiements du tourisme spatial (et beaucoup de sous), on peut voyager dans l’espace. Avec Mercury Rev, donc, et les Flaming Lips, la soirée s’apparente à une aventureuse expédition dans la galaxie du producteur Dave Fridmann.

Si Wayne Coyne a enfin terminé son film (un conte de Noël sur lequel il planchait depuis sept ans), bricolant au jardin entre deux tournées, son groupe ne nous reviendra pas sur disque avant 2009. Mais voilà. The Flaming Lips, c’est – dixit le magazine Q et tous ceux qui ont eu le bonheur de croiser sa route – l’un des dix groupes à voir sur scène avant de mourir. Coyne marche sur la foule dans une bulle en plastique. Expédie confettis et strapontins. Coincé entre des personnages carnavalesques nés d’un croisement entre les Teletubbies et des lapins. « With all your power, what would you do ? », questionnent les Américains. La fête, Wayne. La fête.

En attendant Metallica

Das Pop pourrait vous en parler. Programmé en début de journée sur la grande scène, le groupe belge signe son retour de manière vitaminée. The Lightspeed Champion rejoue la guerre des étoiles. Quant aux Girls in Hawaii, version énergique, ils ont fait le plein au Marquee pour leur deuxième participation.

Les gamins gallois de Los Campesinos ! ont dû bien s’amuser aussi, à en juger par l’explosivité de leur set, malgré tout un peu brouillon. Cela dit, les explosions, les vraies, sont attendues pour 22 h 40 : la tête d’affiche, ce vendredi, c’est Metallica ! On vous racontera.

STIERS,DIDIER,BROQUET,JULIEN


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