Coldplay joue et gagne

coldplay3.jpgLe groupe anglais était à Paris-Bercy, avant Anvers. Le Viva la Vida Tour est passé à deux reprises par Bercy cette semaine. Un show joyeux et varié.

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL
Il est 21h50, ce mardi soir à Bercy. La salle est pleine à craquer bien évidemment et au moment où le groupe anglais mené par Chris Martin s’apprête à monter sur scène, «Le beau Danube bleu» de Johan Strauss éclate dans les enceintes, remplaçant les nappes synthétiques «à la Brian Eno» qui, jusqu’ici, ont fait patienter le public.
La joyeuse valse viennoise, on aurait dû s’en douter, va donner le ton à tout un concert pour le moins enjoué. Chris Martin n’a jamais paru aussi détendu, se permettant même de s’esclaffer en plein «Violet hill», le titre qui lance véritablement le show, après l’ouverture par l’instrumental «Life in technicolor» qui fait de même avec l’album Viva la vida.
En fond décoratif, la gigantesque toile de Delacroix, La liberté guidant le peuple, qui orne la pochette du dernier album de Coldplay. La belle, tous seins dehors, brandissant le drapeau français, est chez elle ici. Comme le groupe anglais, Chris Martin avouant, dans un français de moins en moins approximatif, qu’il adore Paris et le public français en général. «Vous qui n’aimez pas beaucoup les Anglais», s’amuse-t-il àajouter dans la langue de Voltaire.
Tout au long d’un concert d’un peu plus d’une heure et demie, Chris ne cessera de s’exprimer en français (ce qu’il ne fera pas à Anvers bien sûr etmalheureusement), s’amusant lui-même de ses fautes de grammaire.Voilà résumé un concert fort plaisant, à la fois dynamique et bon enfant, qui privilégie avant tout le contact avec le public. Deux bras bor dant la scène pénètrent dans le public, permettant à Chris de s’en approcher.

Après les deux tubes tirés du deuxième album («Clocks» et « In my place») et ceux de X & Y («Speed of sound», «Fix you»), le groupe s’installe parmi la foule, sur une petite scène, pour «God put a smile upon your face» et, seul au piano, «The hardest part».

Trois scènes et un public 

La déflagration suivra avec «Viva la vida» et «Lost!», deux réels chefs-d’œuvre qui prennent toute leur puissance en live.  Une troisième scène se trouve tout au fond de la salle, sous les combles quasiment. Le quatuor s’y rend, tranquille, en prenant les escaliers. Sympa pour ceux qui ont ainsi pu voir le groupe autrement que sur les deux grands écrans et les six sphères géantes reproduisant le concert avec un léger décalage en plus.
«The scientist» et l’inédit offert sur leur site, que chante le batteur Will Champion («Death will never conquer») sont ainsi joués en acoustique, avant ce qui deviendra sans aucun doute leur prochain tube: «Lovers in Japan», avec ses images d’archives et ses feuilles mortes en confettis de toutes les couleurs, que se ramassent les premiers rangs. En rappel, Coldplay reprend le seul titre issu de leur premier album (ce sont les fans des débuts qui vont tirer la tête!), «Yellow».

Avant le final instrumental «The escapist» qui résonne dans les enceintes. Coldplay a raccourci son show de deux titres par rapport aux sets lyonnais et strasbourgeois («Talk» et l’inédit «The Dubliners» sont sucrés), histoire de serrer les boulons. De n’autoriser aucun temps mort. On ne s’ennuie pas un seul instant à ce concert tout en couleurs et en bonheur. Chris ne fait aucun discours. Oxfam a malgré tout encore sa faveur, permettant aux bénévoles français d’investir les couloirs de Bercy.
Sans oublier les moments d’émotion pure au piano, Chris Martin et le groupe ont décidé de mettre l’accent sur les hymnes à reprendre en chœur, le tout dans la joie et la bonne humeur, quitte à contredire les textes sombres auxquels Coldplay nous a habitués.
THIERRY COLJON
Coldplay sera au Sportpaleis d’Anvers, le samedi 4 octobre. C’est complet.

le portfolio du concert de Barcelone.

La setlist

Voici, dans l’ordre, les titres interprétés par Coldplay, le mardi 9 septembre, à Paris-Bercy:
Life in technicolor
Violet hill
Clocks
In my place
Speed of sound
Cemeteries of London
Chinese sleep chant 42
Fix you
Strawberry swing
God put a smile upon your face
The hardest part
Viva la vida
Lost!
The scientist
Death will never conquer
Politik
Lovers in Japan
Death and all this friends
Yellow
The escapist


Nouvelles accusations de plagiat

En rire ou en pleurer ? Selon une rumeur relayée par les blogs français, la chanson “Viva la vida” ne serait qu’une pure copie de “J’en ai marre” de la Lolita française Alizée. C’est en tout cas l’accusation proférée via un clip posté sur Youtube. On se souviendra que le groupe avait déjà dû essuyer des accusations de plagiat en juin dernier de la part de l’obscur groupe américain Creaky Boards. On doute que cette fois ils prennent même la peine de se défendre. Mais pour ceux qu’amusent les polémiques dans un verre d’eau, démonstration en musique.
[youtube iSwsEiFoRtE]


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3 commentaires

  1. turboman27

    10 septembre 2008 à 11 h 02 min

    J’étais à Bercy hier soir : que du bonheur ! Seule petite déception perso, “Talk” bâclé en medley en milieu de concert… Je suis un fan de la dernière heure et c’est ce titre qui m’a fait découvrir le groupe… Pour le reste, c’était parfait !

  2. Marion*

    10 septembre 2008 à 15 h 43 min

    erreur ils ont joué “Talk” apres “God Put A Smile on Your face” en version electro egalement ^^
    Sinon concert parfait <3

  3. carlos

    19 janvier 2009 à 14 h 00 min

    j’étais a bercy aussi, mais j’ai vraiment été très décu, leurs concerts est beaucoup trop court, 1h25 c’est de la moquerie, quand vous voyez que u2 fait des shows d’environ 2h15…

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