Killing Joke et les héritiers

Photo Dominique DuchesnesDans la série des groupes ou artistes interprétant leurs faits d’armes d’antan (Lou Reed et Berlin, Sonic Youth et Daydream nation ou la série Rewind de l’AB), la formation britannique Killing Joke était lundi et mardi à Bruxelles. Tournée mondiale assez unique puisque le groupe emmené par le ténébreux et allumé Jaz Coleman sillonne une dizaine de villes (Tokyo, New York…) pour deux concerts thématiques.

Lundi, Killing Joke jouait l’intégralité de ses deux premiers albums soit Killing Joke et What’s THIS for… ! La seconde soirée étant consacrée à Pandemonium ainsi qu’aux premiers singles. C’est sur une intro de Vangelis (oui, oui) que Killing Joke fait son entrée et attaque logiquement par un « Requiem ».

La salle n’est pas remplie mais on reconnaît des visages familiers. Vêtu d’une espèce de combinaison de pompiste, avec toujours, un œil maquillé, Jaz Coleman a un air d’Alice Cooper.

Le guitariste Geordie Walker attaque sa bouteille de rouge au goulot tandis que Youth fait claquer sa basse affichant un regard facétieux. L’âpreté du premier Killing Joke, qui date de 1980, a résisté à l’épreuve du temps si l’on retient « Wardance », par exemple. Geordie pourrait être plus tranchant, le groupe joue correctement mais sans véritable enjeu.

Il ne faut pas longtemps pour se rendre compte que Killing Joke a influencé une kyrielle de groupes : Nine Inch Nails, Marylin Manson ou même Bloc Party. Alors que ce n’était pas prévu au programme, l’intro de « Eighties » claque dans la salle. Et le concert de devenir plus méchant avec des moments plus tendus à l’image des versions de « Tension » ou « Madness », de What’s THIS for… ! Par contre, « Love like blood », en rappel, est plus anachronique. Pas pathétique pour un sou, la prestation de Killing Joke a plutôt été honorable. Sans être renversante.

Philippe Manche

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3 commentaires

  1. Kara

    1 octobre 2008 à 11 h 01 min

    Je n’étais pas présent au concert de lundi mais bien à celui d’hier soir (Pandemonium et Islands singles) et j’ai pris une claque en pleine face. Ces légendes donnent encore beaucoup de leçons à nombre de jeunes groupes de poseurs actuels. Points d’orgue: Communion, Pandemonium et Wardance en rappel!

    Merci Jaz (d’ailleurs toujours dans sa combi de pompiste), merci les gars!

  2. Blackwatch

    2 octobre 2008 à 14 h 25 min

    Parfaitement d’accord avec la chronique du premier soir mais le second a vu le groupe en bien meilleure forme. Teigneux, saignant avec un Geordie mieux réveillé.
    Ils ont en fait très peu joué de morceaux de Pandemonium mais plein de leurs singles avec une rage et une fougue revigorantes. Ah, ces vieux groupes punks… rien de mieux quand ils s’en donnent la peine…

  3. alain

    4 octobre 2008 à 0 h 07 min

    j’étais là les 2 soirs et j’ai A-DO-Ré ! Je suis fan de la première période donc lundi j’étais en extase du début à la fin. J’ai découvert l’album “Pandemonium” longtemps après sa sortie mais j’ai dégusté chaque seconde du show de mardi, avec, cerise sur le gâteau, le concert débutant par un morceau qui n’était pas prévu au programme “The Hum”, l’un de mes morceaux préférés des Jokes ! Vivement leur prochain passage par chez nous !

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