« Je suis obsédé par Kaiser Chiefs »

Kaiser ChiefsLe groupe de Leeds Kaiser Chiefs rebondit et sort son troisième album en trois ans : Off with their heads. On n’imaginait pas, à l’époque d’Employment qu’ils  avaient autant de mélodies imparables sous la pédale, de ces chansons qui vous trottent dans la tête comme elles s’apprêtent à squatter les ondes.

Entretien

Ils ont emprunté leur nom au Kaizer Chiefs Football Club, équipe sud-africaine dans laquelle a joué Lucas Radebe, ancien capitaine de Leeds dont ils sont originaires et supporters. Normal que les Kaiser Chiefs composent de petits hymnes capables de renverser les stades. Rencontre avec leur turbulent chanteur Ricky Wilson.

Votre deuxième plaque, « Yours Truly, angry mob », est sortie en 2007. Pourquoi enchaîner si rapidement avec un nouvel album ?

Ricky Wilson : Nous n’avions pas l’intention d’enregistrer un disque. Nous devions au départ prendre des vacances. Je ne voulais pas partir. Je hais voyager. Je ne tenais pas trop non plus à glander à la maison. Nous voulions par contre avoir de nouvelles chansons à présenter dans les festivals d’été. C’est un peu triste de jouer la même chose deux ans de suite. Nous sommes donc entrés en studio et nous avons enregistré trois morceaux en quinze jours. On s’amusait tellement qu’on a continué à bosser. Mark Ronson devait normalement produire d’autres artistes, s’occuper du générique du nouveau James Bond mais il avait, lui aussi, envie de poursuivre l’aventure. En studio, nous n’étions plus vraiment Kaiser Chiefs. Nous sommes redevenus ces cinq potes sans contrat et sans pression. Je pense qu’on sent cette spontanéité en écoutant l’album.

Vous vendez des millions de disques, êtes distribués par Universal. Vous considérez-vous toujours comme un groupe indé ?

Nous ne sommes pas vraiment signés sur une major. Nous sommes liés contractuellement à B Unique, qui est une petite boîte anglaise. Nous n’avons de comptes à rendre à personne excepté aux deux types de notre maison de disques et ils n’en demandent pas. Nous n’avons aucun accord avec Polydor et Universal. Ils ont juste B Unique en licence. Nous bénéficions donc de tous les avantages d’une major : l’hôtel, les belles bagnoles à l’aéroport, la distribution massive. Mais personne n’entre en studio nous dire ce que nous devons faire. Nous sommes des nantis… L’indépendant est synonyme de liberté. Et si nous n’étions pas distribués par Polydor, nous serions deux fois moins grands que nous le sommes devenus.

Sway, Lily Allen, New Young Pony Club… Quelques invités de marque ont collaboré à votre nouvel album. Vous aviez besoin d’aide ?

Je préfère parler d’une addition, d’un petit plus, que d’une collaboration. Une collaboration signifie, à mes yeux, entrer en studio et écrire une chanson ensemble. Nous, nous voulons juste améliorer nos morceaux, les rendre meilleurs en utilisant les talents de l’un ou de l’autre. On veut la voix d’une petite Anglaise à l’accent londonien. On chope Lily Allen. On veut des cordes. On enrôle David Arnold. Si la chanson sonne mieux, on l’utilise pour le disque.

Vous ne semblez pas comme nombre de jeunes artistes obsédés par le passé…

Nous ne sommes pas le genre de groupe qui trouve l’inspiration en écoutant de vieux disques à la maison. Nous cherchons plutôt la nouveauté. Il n’y a rien de plus riche que de sortir en club et d’assister à un premier concert. Nous avons enregistré à Londres et nous avons écumé les salles. Vu des tas de petits groupes qui ont grandi depuis : Santogold, Vampire Weekend, Late of the Pier….

L’une de vos nouvelles chansons s’intitule « Addicted to drugs ». De quoi êtes-vous dépendant ?

De Kaiser Chiefs. La moindre seconde de ma journée est dédiée à ce groupe.C’est une véritable obsession. Mais pas le genre de choses pour lesquelles tu pars en cure de désintoxication.

JULIEN BROQUET

http://www.kaiserchiefs.co.uk/ 


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1 commentaire

  1. Chris

    9 octobre 2008 à 2 h 34 min

    Qu’ils avaient autant de mélodies imparables sous la pédale ….

    Le problème, c’est que de CDs en CDs ils en ont de moins …

    Sinon, ils sont bien sympa et agréables.

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