Monsieur Loyal présente le retour des Cold War Kids

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Alors que la Californie revit, les « gamins de la guerre froide » sortent leur 2e album : « Loyalty to loyalty ».

Ces quelques lignes feraient sans doute plaisir au gouverneur Schwarzenegger. La Californie va mieux. On n’évoque pourtant ni la baisse du taux de chômage, ni l’amélioration qualitative des productions hollywoodiennes et encore moins la fin des grands incendies. On parle juste, et c’est déjà pas mal, d’un vent de fraîcheur soufflant sur la musique de la côte ouest.

Tandis qu’à Nevada City, Joanna Newsom, Alela Diane et Mariee Sioux ravivent la flamme folk, les Mae Shi, No Age et Abe Vigoda font oublier, à Los Angeles, les gangs de lourdauds qui se ramassent à la pelle sur Venice Beach et Sunset Strip. Leur repère s’appelle le Smell, à la fois salle de concert et espace communautaire à l’esprit punk, où l’on décèle sur les murs des tags tels que « Les Branchés sont des emmerdeurs ».

Les Cold War Kids, justement, ont plutôt l’image d’intellos. Ils viennent de Long Beach. L’un des principaux ports de la région, situé à une cinquantaine de kilomètres de L.A., et ont intitulé leur deuxième album Loyalty to loyalty en hommage à Josiah Royce. Philosophe idéaliste américain des 19e et 20e siècles. « Il partait du principe que le plus grand défi de l’homme, et de la femme, est d’être loyal. Loyal envers sa moitié, ses semblables. Mais aussi envers la loyauté, » explique Nathan Willett qui peine ostensiblement à mettre des mots sur son groupe, sa musique et son histoire. Un moyen entres autres de dire que les Cold War Kids font du rock pour de bonnes raisons (certainement pas pour nourrir leur ego et leur compte en banque). Et qu’ils le déclinent de manière brute, sincère, passionnée.

« Mature et moderne »

Les Cold War Kids ont joui d’une immense hype à la sortie de leur premier album Robbers & Cowards. Une hype justifiée par des concerts fiévreux d’une incroyable intensité. « Sur scène, je suis marqué par des artistes aussi divers que Tom Waits et Fugazi, poursuit le chanteur des CWK. Si sur notre premier album, les voix étaient en avant, les instruments derrière, nous avons voulu cette fois renforcer la batterie et la basse. Assombrir notre musique. » Qui n’a jamais, soit dit en passant, été lumineuse. La lumière chez les Cold War Kids est au bout du tunnel. Un tunnel obscur, humide, interminable… « Quelque chose ne va pas chez moi. Quelque chose ne va pas chez moi, » martèle Willett sur l’impeccable et obsédant single « Something is not right with me ».

Pour peu, ça mériterait une séance chez le psy. Sur la pochette de Loyalty Loyalty, un squelette conduit un enfant, gentiment assis sur le siège passager. « Elle traduit l’idée que nous sommes tous dès la naissance lentement conduits vers la mort. De manière inéluctable. »

Nathan avait écrit les premières chansons des Cold War Kids tel un journaliste. Il a, pour les dernières, fonctionné comme un critique, un éditorialiste. « Ce nouvel album est plus mature et moderne. Davantage inscrit dans notre époque, dit-il. Je m’émancipe. Je porte un regard plus personnel sur les choses. »

En matière d’écriture, l’homme est très porté sur les auteurs américains. Il adore Salinger et lui avait d’ailleurs directement emprunté l’une ou l’autre citation pour les paroles du premier album. « J’apprécie aussi David Foster Wallace. En musique, je suis plutôt traditionaliste. J’admire la plume des grands : Bob Dylan, Leonard Cohen, Johnny Cash, Jonathan Richman. » Roadrunner, roadrunner… Les gamins de la guerre froide seront bientôt sur les routes. Ils débarqueront à l’Ancienne Belgique le 9 novembre.

En concert à l’AB le 9 novembre.

www.myspace.com/coldwarkids

JULIEN BROQUET


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2 commentaires

  1. jack69

    9 octobre 2008 à 13 h 25 min

    Le quinze octobre, je retrouvais André Breton pour lui signer les documents afférents à l’achat d’un immeuble, dont les appartements qui me rapporteront dix mille Euros par mois en location, gérer par le promoteur. Parapher aussi la vente de trois autres appartements sur un autre immeuble, qui seront aussi loué, par ses soins. Enfin, je lui demandais qu’il puisse me proposer d’autres affaires du même type, dans les semaines ou les mois à venir. Ce fut ainsi qu’au bout de trois mois, j’étais devenu propriétaire de cent dix appartements, trois immeubles, qui me procurerait un revenu mensuel de cinquante-cinq mille huit Euros net par mois. Cette manne financière servait à injecter de l’argent frais sur mon compte en banque personnel au Crédit Parisien. J’étais rentré en France le douze septembre dernier. Nous étions déjà le premier décembre.

    La suite sur http://www.deslettresetdesmots.com/

  2. Anaïs

    9 octobre 2008 à 18 h 59 min

    Un bijou.

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