17 /10
Se souvenir d’Elliott Smith
posté le 17 octobre 2008 |
catégorie LES FESTIVALS, UKULELE SESSIONS
Entre ce 17 et le 27 octobre, lesoir.be rend hommage à Elliott Smith, décédé tragiquement le 21 octobre 2003 dans des circonstances demeurées mystérieuses. Cinq ans après sa mort, les chansons du songwriter américain continuent d’imprégner les esprits. Pour le cinquième anniversaire de la mort de Steven Paul Smith, Frontstage/ a proposé à quelques-uns de ses héritiers de reprendre des morceaux du répertoire immortel de celui qui fut découvert à l’occasion de sa participation à la bo de “Good Will Hunting”.
[dailymotion x74038]
Une double ambition à travers ces reprises acoustiques d’Elliott Smith : permettre à ceux qui ne le connaîtraient pas de se familiariser avec son oeuvre. Permettre aussi de découvrir des artistes belges et internationaux à travers leur relecture des morceaux du chanteur américain, et la présentation de leurs propres compositions. Ce sera le cas pour Puggy, Von Durden Party Project, Sleeping Years…
Premier à se jeter à l’eau: Chris Garneau, rencontré à l’occasion du festival Comme à la maison, début octobre à Bruxelles. En belle compagnie: traînait aussi par là Emily Jane White et The Sleeping Years, le nouveau groupe de l’ex-Catcher Dale Grundle… On entame la série “Ballads for Elliott Smith” avec “Between The Bars”, sans doute l’une des chansons les plus jouées et les plus reprises d’Elliott Smith. Mais avec Chris Garneau, au piano, dans l’antre des Pianos Kauffman (rue Thomas Vinçotte, 1030 Bruxelles), installés sur les hauteurs de Schaerbeek, on pouvait difficilement espérer plus inspiré et maîtrisé….(C.Pt)
http://www.myspace.com/chrisgarneau
A écouter. Chris Garneau, Music For Tourists
Pour suivre, lundi : The Von Durden Party Project “Say Yes”, Saule et les Pleureurs, The Sleeping Years, Get Well Soon,…
Le chronique du concert au Botanique en septembre 2000: Elliott Smith, en deux fois
ARCHIVE du 23/10/2003
Elliott Smith, 34 ans, aurait pu être grand.
DIDIER STIERS
Révélé sur la bande originale du film « Good will hunting », de Gus Van Sant, l’auteur et compositeur américain Elliott Smith est décédé mardi, à Los Angeles. Il avait 34 ans depuis le 6 août et nous lègue une discographie riche de cinq albums. Si la cause de sa mort n’a pas encore été officiellement déterminée, son amie a expliqué qu’il présentait sur le torse une plaie causée par une arme blanche, apparemment occasionnée par le chanteur lui-même. Son agent pense lui aussi qu’il a mis fin à ses jours.
C’est en 1998, lors de la cérémonie des Oscars où il est nominé, que le grand public découvre Elliott Smith. Le Texan y interprète « Miss misery », chanson écrite pour la bande originale de « Good will hunting ».
C’est en groupe, à Portland, qu’il avait débuté, au sein de Heatmiser, mais c’est en solitaire qu’il avait accroché la critique. Ses titres, teintés de ce folk « lo-fi » tant prisé à la fin des années 90, lui avaient valu de bien flatteuses comparaisons. Avec les Beatles et Brian Wilson notamment. Avec Nick Drake surtout, un autre de ces artistes trop tôt et dramatiquement disparus. Lui-même disait de ses textes qu’ils étaient tragi-comiques.
En 1998, quand il enregistre son album « XO », il est alors signé sur un gros label, Dreamworks. Pas vraiment le début de la gloire, cependant… Ancien étudiant en philosophie et en sciences politiques, Elliott Smith n’aura en effet pas vraiment eu le temps d’être apprécié par un public plus large, malgré la qualité indéniable de son oeuvre. Les fans qui avaient pu l’approcher louaient son intelligence, son honnêteté et son humilité.
Il s’était produit lors des Nuits Botanique 2000, sous un chapiteau qui aurait mérité d’être plus rempli. Il comptait alors déjà trois albums solo à son actif (« Figure 8 », « XO », « Either/Or »), des albums qui avaient fait de lui un artiste incontournable et prometteur dans la veine singer-songwriter. Le public belge avait ainsi pu découvrir un bonhomme attachant, malgré sa mine renfrognée, bonnet de laine sur la tête et bouteille de bière à portée de main. Un auteur de chansons sombres aux mélodies cristallines, n’hésitant pourtant pas à les électrifier pour les rendre plus mordantes encore.
En principe, Elliott Smith devait revenir au-devant de la scène à la fin de cette année avec un sixième album, « From a basement on the hill ». Disque dont on disait qu’il traiterait de sa dépendance à l’héroïne et à l’alcool ainsi que de ses envies suicidaires. Un disque, aussi, que sa firme aurait longtemps rechigné à commercialiser. Sa disparition pourrait changer la donne et lui valoir une notoriété posthume qui, à certains égards, en rappellera peut-être une autre. Celle de Jeff Buckley…
je me souviens que ma belle belle soeur et son pote de l epoque m avait offert le CD, ils l’ avaient paye 1EUR, personne connaissait cet Elliot
J’ai découvert Elliott Smith et sa musique en 1998, il y a 10 ans donc… je ne m’en suis toujours pas remis, il a changé ma perception de la musique et, dans une certaine mesure, il a changé ma vie. Merci pour cet hommage que vous lui rendez ici.
Merci à Frontstage pour ce bel hommage à Elliott Smith. Hâte de voir la suite.
J’ai eu la chance d’assister au concert d’Élliott Smith lors des nuits du Botanique en 2000.
J’ai été touchée par l’incroyable beauté de sa musique et par la simplicité de ce chanteur.
Je n’oublierai jamais cette soirée.
Moi aussi je vous dis “merci”. Furieuse envie de réécouter Either/Or.
en remplaçant au pied levé un groupe absent lors d’une soirée au Bota en 98 ou 99 à l’orangerie, je suis tombé sur ce gars seul sur scène avec sa guitare, son ampli, regardant ses pieds et jouant une musique formidable… fan des premières heures je n’ai eu de cesse de le faire écouter à mes ami(e)s… tous ont eu le même coup de foudre ! disparu trop tôt c’est sûr !
Encore aujourd’hui, cela reste une sinon ma plus belle découverte musicale. Je l’écoute encore souvent et le fais encore découvrir à mes amis.
Je l’ai vu une seule fois et pourtant…
juste une petite précision…
avant either/or , elliot avait déjà sorti deux albums “roman candle” et “elliot smith”…album qui contient l’excellent “needle in the whay”
Exact, Francois.
Avec une erreur : c’est “needle in the hay”…
et on l’entendra dans quelques jours dans notre série de reprises.
Le meilleur hommage à Elliott Smith possible, c’est la version de Between The Bars de Madeleine Peyroux. Autre chose qu’une fois de plus instrumentaliser des groupes belges de seconde division…
Pour info, Chris Garneau est américain,
déjà pas un “groupe belge de seconde zone”.
Merci pour eux, d’ailleurs.
Cher Banana Joe,
votre message est passé en spam.
Ici, on reste poli. Merci.
Sous prétexte de bonne éducation, vous semblez surtout considérer comme spam tout ce qui chicane vos parti-pris et ça ne vous élève pas, monsieur Petit
ci joint un lien vers la même chanson, filmée par la blogothèque. encore plus poignante: http://www.dailymotion.com/relevance/search/chris%2Bgarneau%2Bblogotheque/video/x1l89r_423-chris-garneau-between-the-bars_creation
absolument pas, Banana Joe. Même prêt à lire tout ce que vous avez à dire.
Mais en restant entre gens bien élevés, précisément.
Manou, merci pour le lien. On pourrait aussi tout simplement renvoyer vers la version originale de Between The Bars, par Elliott himself.
Mais je vois que les commentaires même polis sont effacés par “le forum”… Sous quel prétexte je ne sais pas. Sauver les meubles ?
a un grand homme que j’ai connu beaucoup trop tard (en 2003 malheureusement…)
Demain 21octobre 5ans qu’il nous aura quitté
L’un des meilleurs
Tant qu’à réhabiliter Eliott Smith: il existait avant Will Hunting quand même, y a des gens qu’il le connaissaient avant ça… Ceci dit il est parti trop tôt et merci à vous de penser encore un peu aux gens qu’il l’ont écouté et l’écoutent encore…
Oui, merci beaucoup pour cet hommage a Elliott (merci d’ailleurs aux Inrocks’ de l’avoir précisé sinon je ne serai certainement pas au courant..). Je l’ai découvert il n’y a qu’un an avec la chanson “Coast to coast”… je suis fan depuis.. “I’m never gonna know you now but I’m gonna love you anyhow”..
Coup de coeur d’ailleurs à la reprise de Get Well Soon, bouleversante