Ballades pour Elliott Smith: The Sleeping Years

Dans les groupes du label français Talitres, Le Loup n’est pas le seul à faire partie des espèces protégées et son album le seul à émerger dans les productions les plus attachantes de l’année. En 2008, on y aura aussi remarqué Emily Jane White et son “Dark Undercoat”, un peu éclipsé par le succès d’une Alela Diane (on en reparlera très prochainement). En 2008, on aurait pu aussi passer à côté de “We’re Becoming Islands One By One” de The Sleeping Years. On aurait eu tort.

The Sleeping Years signe la renaissance de l’ancien Catchers Dale Grundle, disparu de la circulation depuis 10 ans, après avoir signé deux albums pop “Mute” et “Stooping To Fit”, en 1998. Il y a dix ans tout juste, quand Elliott Smith émergeait, à la faveur de “Miss Misery” et Good Will Hunting. Depuis, Dale Grundle nous avait laissé sans nouvelles. Pour revenir, avec ce premier album de The Sleeping Years avec une collection de mélodies graciles et délicates que ne renieraient pas un Nick Drake ou cet autre Nord-Irlandais de Neil Hannon (Divine Comedy). Le charme ancien et modeste de “We’Re Becoming…”, délivré comme un hommage à la culture irlandaise, opère dès “The Lockkeeper’s Cottage” et ses arpèges en apesanteur, servie par une voix bouleversante à fleur de peau.

On aura moins écouté, en 2008, The Sleeping Years que Bon Iver. On a peut-être tort. Pas ici d’histoire de rupture sentimentale et de cabane dans le Wisconsin pour rendre le message plus médiatique; seulement des chansons soyeuses et en retenue, qui atteignent une sorte de perfection mélodique (“You and Me Against The World”).

On a de la chance: de passage à Bruxelles pour le Festival “Comme à la maison”, le groupe s’est plié sans sourciller, et plutôt même avec un respect qui confine à la modestie, à l’idée de rendre hommage à Elliott Smith.

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http://www.myspace.com/thesleepingyears 

http://www.sleepingyears.com/ 


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5 commentaires

  1. Anaïs

    21 octobre 2008 à 20 h 50 min

    J’ai eu peur en voyant que c’était la plus belle chanson d’Elliott; Everything Means Nothing To Me. Mais finalement l’arrangement est superbe, si ce n’est un petit quelque chose de génant entre la guitare et la piano, et la voix qui se noie un peu parfois sous le piano. :)

  2. Boris

    21 octobre 2008 à 23 h 25 min

    La plus belle, non, la plus belle c’est sa reprise de “Thirteen”.

  3. Pingback: Ballades pour Elliott Smith: en grand besoin de Saule | frontstage

  4. lyle

    28 octobre 2008 à 15 h 19 min

    Très belle reprise, dommage que la voix soit un peu lointaine.
    Quand au “The Lockkeeper’s Cottage”, il est magnifique.

  5. Dafalgan

    24 novembre 2008 à 16 h 28 min

    C’est filmé où?

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