La Factory, un nouveau festival à Nivelles

Le 1er novembre, date inhabituelle pour ce genre de festivités musicales, Nivelles accueillera sous chapiteau le premier Factory Festival.


« L’été est surchargé. De mai à fin septembre, l’offre est pléthorique. La concurrence rude, explique Nicolas Goffe, le grand manitou de l’événement. Je me suis donc mis en tête de monter l’un des derniers festivals de l’année. De prouver qu’il est encore possible de faire sortir les gens le jour de la Toussaint. »

Le 1er novembre. La veille de la fête des morts. Tout un symbole. Parce que l’organisateur du Factory Festival a réussi à attirer à Nivelles les mythiques et influents Young Marble Giants. Né en 1978, le trio gallois a opposé au bruit et à l’énergie du punk une musique minimaliste, de petites sombres comptines.

S’ils n’ont sorti qu’un seul album (Colossal Youth), existé que trois petites années, les Young Marble Giants n’en sont pas moins devenus l’un des groupes préférés (avec The Vaselines) de Kurt Cobain. Une influence majeure pour Belle and Sebastian, The Moldy Peaches, Beck, Dominique A… Ou encore objet de reprise pour Courtney Love (« Credit in the straight world » sur Live Through This). On peut parler d’un événement donc vu l’incertitude qui continue de planer sur un nouveau disque et la rareté de leurs apparitions. Les connaisseurs ne s’y trompent pas. « Des places ont déjà été vendues à Paris, à Lille, à Amsterdam. »

Un symbole aussi parce que c’est sur les terres de feu l’Octopus que le Factory installe ses quartiers. Comparaison n’est pas raison. Aucun lien entre les deux directions. Aucun lien non plus en termes de programmation. Là où l’Octopus n’était qu’un amas de noms disparates, le Factory se pose comme un rassemblement cohérent et aventureux emmené par des Girls in Hawaii pratiquement dans leur fief. « La première personne à qui j’ai parlé de ce festival, c’est Lionel (Vancauwenberghe, guitariste et chanteur du groupe brainois). Le soir de Noël. On m’a dit que je tapais trop haut, que je précipitais les choses. Mais j’ai assez vite apporté des garanties et les Girls me donnent en quelque sorte un coup de pouce. »

Une affiche « indie »

Elvis Ghettoblaster, Françoiz Breut, Alamo Race Track, Austin Lace, Troy Von Balthazar, Syd Matters, The Subs… L’affiche est fournie. Le Factory ne comptera cependant qu’une seule scène. « Pas mal de spectateurs se déplaceront avant tout pour les Girls. J’ai cherché des accointances. Essayé de concocter une affiche indie sans me montrer pour autant austère. Une affiche dans laquelle les Girls se retrouvent. Je ne le savais pas mais Swell est un de leurs groupes préférés. Je pense et espère que le Factory offrira au public surprises et découvertes. » Comme risquent bien de le devenir les excitants et pop Texans d’Oh No ! Oh My ! (dès 13 h 10).

Son géniteur joue la carte de la clarté : le budget de départ de l’événement s’élève à 75.000 euros. « A priori pour être rentable, le Factory devait convaincre 2.500 personnes. Au final, après rationalisation, il doit en gros attirer 1.600 spectateurs pour assurer sa pérennité. » Bonne et démocratique nouvelle : la bière ne coûtera que 1,50 euro. Ne vous reste plus qu’à trouver un Bob.
JULIEN BROQUET

Pratique

Factory Festival, le 1er novembre, dès 11 h 30, sous chapiteau, à Nivelles.Avec entres autres Young Marble Giants, Girls in Hawaii, Syd Matters, Swell, Troy Von Balthazar, Alamo Race Track, Françoiz Breut, The Subs…

Prix : 23 euros en prévente, 27 euros sur place. Infos : www.factoryfestival.be


commenter par facebook

2 commentaires

  1. 2manynotes

    30 octobre 2008 à 17 h 45 min

    Quelle programmation audacieuse…

  2. pifpafpouf

    31 octobre 2008 à 9 h 28 min

    Oui, du jamais vu.

répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>