Le prix Constantin 2008 à Asa

La chanteuse Asa (prononcer Asha) a reçu lundi soir à Paris le Prix Constantin 2008 pour son album éponyme (Naïve), à l’issue d’une cérémonie au cours de laquelle les 10 groupes/artistes en lice se sont produits sur la mythique scène de l’Olympia.

Tous ont interprété un titre en public mais aussi devant un jury de professionnels, présidé cette année par le dandy pop Étienne Daho.

Asa s’est vu remettre le prestigieux trophée en forme d’avion, après qu’Etienne Daho eut égrené quelques notes de son répertoire, avec Camille et Philippe Katerine comme invités surprise.

La chanteuse succède au palmarès à Daphné, récompensée l’an dernier pour son deuxième opus (« Carmin »/V2).

Née à Paris dans une famille de quatre enfants dont elle est l’unique fille, Asa a grandi à Lagos au Nigeria avant de regagner la capitale française 20 ans plus tard pour débuter sa carrière dans le monde de la musique.

Celle dont le nom d’artiste Asa signifie « petit faucon », un surnom qu’on lui attribua après une fugue de gosse, a très jeune croulé sous nombre de propositions artistiques mais les a quasiment toutes refusées, au motif qu’elle souhaitait faire « sa propre musique ».

Véritable électron libre, Asa a trouvé ses marques musicales dès 2004 en chantant en anglais et en yoruba. Distillant à l’envi des notes pop et soul, elle y a accroché des mélodies chaudes et colorées, avec des textes ciselés contant le quotidien, entre candeur et ironie, comme « Jailer », « Bi’ban ké », « Fire on the Mountain » ou le lancinant « So Beautiful », ode bilingue à une femme dont on ne sait si elle est une mère ou une amante.

« C’est à la fois une surprise et un grand honneur, d’autant que je ne m’attendais vraiment pas à l’emporter », a déclaré Asa à la presse, après avoir remercié jury et public, en anglais.

« Etre née ici en France, avoir grandi à Lagos, pour finalement être récompensée à Paris pour mon premier album, m’incite à croire à une sorte de destinée, non pas écrite, mais comme incarnée », a-t-elle ajouté.

Asa a été désignée après un vote du jury de 19 professionnels issus du monde de la musique ; elle représente donc la quintessence des jeunes artistes du cru 2008, qui ont été remarqués pour la richesse de leur univers musical tout en ayant marqué l’année par leur talent, leur originalité et leur potentiel artistique.

Le Prix Constantin a été créé en 2002 en hommage au « découvreur » de talents que fut Philippe Constantin, directeur artistique et premier éditeur musical d’Etienne Daho dès 1980. A contrario de nombreuses récompenses musicales, tous les artistes de production française quelle que soit la langue d’interprétation peuvent concourir, auto-productions, labels indépendants ou majors du disque. La seule restriction étant que l’artiste en lice n’ait pas été disque d’or auparavant.

Avril en fut le tout premier lauréat. Suivirent Mickey 3D (2003), Cali (2004), Camille (2005), le slammeur Abd Al Malik (2006), puis Daphné (2007).

Les neuf autres artistes/groupes en lice cette année étaient

Arman Méliès (« Casino »/Warner),
Barbara Carlotti (« L’Idéal »/4AD),
Joseph d’Anvers (« Les Jours sauvages »/Atmosphériques/Wagram),
Julien Doré (« Ersatz »/Sony BMG),
Moriarty (« Gee whiz but this is a lonesome town »/Naïve) qu’on retrouvera prochainement en session ukulélé,
The Do (« A Mouthful »/Wagram),
Thomas Dutronc (« Comme un Manouche sans guitare »/ULM/Universal),
Cocoon (« My Friends All Died in a Plane Crash », Sober & Gentle/Discograph)
et le duo Yaël Naïm & David Donatien (« New Soul »/Warner).

(D’après AP)


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