Fuck(ed up) forever

Ils s’appellent 10000 Marbles, Mustard gas, Gulag, Mr. Jo… Ils sont emmenés par Pink Eyes. Une espèce de Beth Ditto du punk hardcore avec un vrai service trois pièces entre les guiboles. Venus tout droit de Toronto, les décapants Fucked Up ont sorti une quarantaine de singles mais viennent seulement d’accoucher de leur deuxième album.

Les jojos se sont taillés une belle réputation à coups de riot gigs. Concerts à l’arrache sur des ponts, marathons live de 12 heures, demolition party dans les studios de MTV Canada.

Fucked Up, c’est, sur disque, une espèce de croisement entre Black Flag et Arcade Fire (pour vous donner une idée, Owen Pallett, alias Final Fantasy, a participé avec ses cordes à l’enregistrement du premier album). Et sur scène, une machine de guerre dont le chauffeur a perdu la tête.

Vendredi soir, au Trix, l’imposant Mr Damian ne s’est pas tailladé le front avec des lames de rasoir. Il s’est toutefois donné sang et eau. La bedaine, les tatouages et la moitié du cul à l’air. Exposant ses plaies et ses bosses en se fracassant le micro sur le front.

Le cinglé s’encagoule, chante dans le hall de la salle, beugle avec un spectateur sur le dos quand il ne s’adonne pas à de petites danses plus ou moins sexy debout sur le bar. Une basse, une batterie et trois guitares… Fucked Up fait le ménage. Les fans les plus excités servent de torchon. Trébuchent, se roulent dans la bière. « The Chemistry of common life », album qui a vu le jour chez Matador, est sans doute le disque de la consécration. Faites péter le son.

J.B.

Album : The Chemistry of common life (Matador/Beggars)

http://www.lookingforgold.blogspot.com/


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