Jay Reatard et The Death Set trans…cendants

Temple de la découverte, Les Transmusicales, qui auront 30 ans l’année prochaine, font à nouveau, depuis mercredi, converger les stars de demain vers la Bretagne.
Les Trans (le in), c’est d’un côté le Parc Expo. D’immenses halls relativement impersonnels mais au son bien plus correct que toutes les grandes salles de chez nous. Et de l’autre, des clubs en ville : L’Ubu, La Cité, Le 4 Bis et L’Air Libre où joue tous les soirs Yann Tiersen, adepte des collaborations en tous genres, en compagnie d’Orka. Groupe des îles Féroé que certains ont déjà eu l’occasion d’applaudir à Bruxelles.
Arrivée sans encombre à Rennes, jeudi, en fin d’après-midi, après six heures de route. Il pleut et les gens sont sympas. En bon belge, on se sent tout de suite chez soi. Des navettes partent du centre ville pour emmener les festivaliers en périphérie où se déroule la majorité des concerts.
« Notre intention est de défendre et de diffuser une autre idée de la musique que celle dont on cherche à gaver le public, » annonçaient déjà les Trans en juin 1979. Après avoir accueilli quelques noms ronflants (Fugees, Kraftwerk…) ces dernières années, le grand rassemblement breton s’est recentré sur le nouveau et le méconnu. Ceux dont tout le monde parlera peut-être demain. Ou du moins l’an prochain.
Le nom de Jay Retard circule déjà pas mal sur la blogosphère ces derniers temps. Venu de Memphis, Tennessee, Jay Lindsey (c’est son vrai nom) vient de sortir une compilation de ses singles vinyles de 2008. Trois mecs. Pas de clavier ni de temps mort… Les morceaux sont courts, hargneux… Ca claque solide. Moins pop que sur disque. Plus punk, garage… Ca devrait plaire aux fans des Black Lips.
Il y a du monde (gens du métier, programmateurs, curieux…) dans les entrepôts qui servent habituellement de salles d’expo. On se dit en se promenant que le programmateur Jean-Louis Brossard a du nez. Notamment quand on découvre sur le coup d’une heure du matin les Américains de The Death Set. Sorte de Klaxons en plus radicaux. Couillus. Percutants. Enervés. Même sans les avoir jamais entendus, on a envie de danser et de taper du pied.
L’alcool n’y est sans doute pas étranger. 4 euros le demi litre. Ca reste pour ce genre d’événement plutôt démocratique. Et comme il fait un peu frisquet, il faut bien se réchauffer.
Couvés par Shitdisco, les Maths Class sonnent un peu comme un mélange de Foals et de Battles. Une espèce de math rock pop punk. Relativement bien foutu mais pas transcendant non plus.
On reprend des forces avec un hamburger bio. Oui, ça existe. C’est même plutôt bon. Et on termine en jetant une oreille sur Autokratz. La dernière coqueluche du label Kitsuné. Les beats font leur effet malgré l’heure avancée. Normal quand un type de Madchester rencontre un fan de Devo. Ils peuvent juste s’abstenir de chanter. Nous, on reprend la navette et on va se coucher. Vendredi El Guincho jouera à 4 heures du mat.

Julien Broquet

http://www.lestrans.com


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3 commentaires

  1. Noah Dodson

    6 décembre 2008 à 1 h 16 min

    Ahahah j’ai shoote The Death Set y’a 2 semaines dans un petit club a NYC, jamais j’aurais cru qu’ils iraient outre-atlantique… comme quoi ca sert d’etre chez ninjatune!

  2. Nicolas

    6 décembre 2008 à 22 h 35 min

    Bouh bouh bouh !! C’EST la 30ème édition cette année. Tu n’as pas pu passer à côté, c’est écrit sur toutes les affiches de la ville :)

  3. JB

    8 décembre 2008 à 15 h 16 min

    Ben oui, c’est la 30e édition, donc les Trans ont 29 ans…

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