Quarante ans de Julien Clerc à Forest

18_clerc.JPGAprès la mini-tournée acoustique dans l’intimité de petites salles, Julien Clerc renouait avec Forest-National, mardi, avant de revenir à Anvers et à Spa.

Il y a quarante ans, en mai 1968, pour être précis, Julien Clerc publiait son premier 45-tours, « La cavalerie ». Qu’il n’a pas chanté cette fois… mais presque tout le reste, a-t-on envie d’ajouter. En deux heures d’un concert très sobre, Julien ne s’est pas laissé prier pour chanter toutes ces chansons que son public (toujours très féminin) attendait. Ce qui ne l’a pas empêché, tout de même, de reprendre sept extraits de son récent album, Où s’en vont les avions ?.
Costume noir, chemise blanche, Julien, toujours aussi élégant mais sans doute plus loquace que d’habitude (histoire de reprendre son souffle entre deux chansons ?), a toujours rendu hommage à ses auteurs. Il va même, cette fois-ci, jusqu’à les énumérer tous, par ordre alphabétique. L’accent est bien sûr mis sur ce « club des patineurs », comme appelait lui-même Etienne Roda-Gil les fans de la première heure. Ainsi ressort-il « Je voyage » extrait de ce fameux N°7 qui n’eut pas de succès à l’époque (1975).
Son groupe (où l’on retrouve le Belge Evert Verhees) fait dans la dentelle, très discrètement. La seule fantaisie, c’est Julien s’essayant à la guitare et à l’harmonica (sur « Travailler c’est trop dur », à cinq guitares) ou cette chorale virtuelle sur quelques titres. Le public a plus d’une fois l’occasion de reprendre en chœur ces éternelles ritournelles entrées depuis longtemps dans l’inconscient collectif. A 61 ans (l’âge de Bashung !), Julien se porte comme un charme et se contente de partager avec son public fidèle quarante ans d’une belle histoire d’amour.

Julien Clerc revient le 24 avril à la salle Reine Elisabeth d’Anvers et le 19 juillet aux Francofolies de Spa.

THIERRY COLJON 


PROGRAMME

Voici, dans l’ordre chronologique, les chansons interprétées par Julien Clerc, mardi, à Forest-National :

Où s’en vont les avions ?
Si on chantait
Jouez violons, sonnez crécelles
Je voyage
Elle voulait qu’on l’appelle Venise
Le patineur
Déranger les pierres
Le cœur volcan
Utile
Ivanovitch
Une petite fée
Travailler c’est trop dur
Ça commence comme un rêve d’enfant
Femmes… je vous aime
La jupe en laine
Double enfance
Sous sa grande ombrelle
Ce n’est rien
Mélissa
Lili voulait aller danser
Souvenez-vous
Ma préférence
Partir
Fais-moi une place
Dormez
Jaloux de tout
Laissons entrer le soleil


commenter par facebook

2 commentaires

  1. Grichka

    26 mars 2009 à 1 h 10 min

    Pour avoir vu JC en concert à Forest national voici ce qu’il en résulte:

    Si le public a forcement passé une bonne soirée, normal au vu des chansons légendaires entendues, nous étions tout de même proches de l’escroquerie. Tournée remplissage de caisse et compte bancaire.

    Pour un prix normal (45€), aucun décor mis à part praticables batterie, éclairage plus que discret, seulement 4 musiciens accompagnants et comble de tout… en playback musique. Vous entendez la basse et pourtant personne n’en joue, vous entendez la batterie… idem ! Il n’y a que pour les chœurs que nous avons eu droit à une projection minable des vrais chanteurs pré-enregistrés. Chapeau !

    Chouette son par contre, mais en ne mixant que 2 canaux (droite et gauche) et non tout un groupe, il ne manquerait plus que ça d’ailleurs…

    Même juju faisait semblant de jouer au piano.

    Bref, tournée pognon et public pigeon.

    Lamentable.

  2. Didier

    6 avril 2009 à 16 h 42 min

    Lamentable, votre comm’

répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>