Couleur café, à chacun sa musique

dddÇa y est, c’est parti ! À 16 h 30, les portes de Tour & Taxis se sont ouvertes sur la vingtième édition de Couleur Café, l’avant-dernière sur ce site urbain incomparable.

D’emblée, en entrant par la grande porte métallique, on se rend compte que l’espace a été dégagé. Ça paraît vide d’ailleurs en avant-soirée. Un des chapiteaux, le Titan, a été sacrifié au profit d’une scène énorme avec suffisamment de place devant pour mettre des milliers de festivaliers. Qui, malheureusement, ne sont plus protégés de la pluie en cas d’orages. Prévus en masse ce week-end.

En attendant Amadou & Mariam, rien de tel que d’aller visiter les expositions. Surtout qu’il s’agit là d’une spécificité de Couleur Café. Un grand classique qui le différencie de tous les autres festivals. La première expo s’intitule Flashback 20. Il s’agit d’un petit résumé de toutes celles qui nous ont fait vibrer ces dernières années. On est heureux de retrouver les œuvres originales d’Herman Bertiau qui a signé la plupart des affiches du festival (dont la fameuse fille au collier dechicons). On écrase d’ailleurs une larme en les voyant toutes à l’entrée de l’entrepôt. Angélique Kidjo ouvrant le festival le 28 juin 1990, aux Halles de Schaerbeek. Les vingt ans, ce sera donc pour l’année prochaine.

L’espace de l’expo est lui aussi très dégagé, avec un salon lounge en on centre et un immense écran avec un montage de photos réalisé par Daniel Daniel sur base de travaux de cinq photographes, avec des artistes mais aussi beaucoup de visages radieux et colorés de ce peuple Café à nul autre pareil. On est heureux et ému de retrouver le bestiaire et les momies de Thierry Gillet, les cercueils animaux ou chaussures de Paa Joe. Les rickshaws, les sculptures métalliques de Gilles Falisse, les photos de scarifications de Chris Rainier… On peut y manger, lire des bouquins, se détendre sur une balançoire… Une vraie réussite.

On passe ensuite, juste à côté, à l’expo Orbis Pictus, réalisée dans le cadre de l’Année européenne de la créativité et de l’innovation. Inspiré par l’œuvre de l’humaniste tchèque J.A. Comenius, ce projet consiste en de gigantesques sculptures de métal générant des sons. Et le plus agréable, en plus qu’elles sont belles à admirer, c’est qu’on peut les toucher, souffler, tirer, gratter, pousser… pour produire de la musique.

En visitant cet espace, on peut donc créer son propre concert en compagnie des autres festivaliers. Le tout avec énormément d’humour et de poésie. Jouer de la musique n’a jamais si bien porté son nom. Également organisée à l’occasion de la présidence tchèque de l’Union européenne, cette expo fort ludique a déjà conquis près d’un demi-million de visiteurs à Paris, Vancouver, Florence et Prague. Après ces deux visites, on peut s’adonner aux plaisirs de la gastronomie mondialiste, une autre des particularités de Couleur Café, avec toujours autant de joie, de mets délicieux et de sourires en guise de service. Après cela, on est paré pour aller écouter les concerts sur lesquels nous reviendrons lundi matin. Pour rappel, il ne reste plus des places que pour dimanche.

Thierry Coljon

Toutes les photos de couleur Café © Sylvain Piraux

Infos : www.couleurcafe.be


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