La fin d’un quart de siècle au Verdur Rock

Une fois encore, la barre des 10.000 festivaliers a été franchie au Verdur Rock, qui fêtait ses 25 ans, avec 25 groupes au programme.

Le soleil s’est couché, samedi soir, sur le premier quart de siècle du Verdur rock. Mais les vingt-cinq prochaines années s’annoncent lumineuses elles aussi. Le festival connaît effectivement un succès croissant. Encore une fois, la barre des 10.000 festivaliers a été atteinte. C’est devenu une habitude depuis trois ans.

Malgré un ciel menaçant et quelques gouttelettes par moments, près de cent mètres de files stationnaient aux entrées du périmètre, à la tombée du soir. Un pari gagné, vu que la pluie n’est jamais vraiment tombée sur le sommet de la citadelle. Le 25ème Verdur rock peut même se considérer comme miraculé puisque les lourds nuages qui survolaient Namur rappelaient que le petit frère de Ciney, le Tempo festival, a pour sa part subi la drache.

Les organisateurs avaient fait fort, en invitant 25 groupes, alors que l’habitude se situe plutôt autour de la quinzaine.

Vingt-cinq, c’est symbolique évidemment. La 25ème édition n’a pas tout à fait été comme les autres, grâce notamment aux Hollywood porn stars, à qui l’organisation avait donné carte blanche pour marquer le coup. En guise de cadeau d’anniversaire, les musiciens ont offert un concert original et exclusif rehaussé de quelques effets pyrotechniques auxquels le théâtre de Verdur n’est pas habitué.

Un autre groupe a marqué la journée. C’est Dom-B, en tout début de soirée. Leur rock tribal a secoué un public assez calme jusque-là. « C’était un des grands moments du Verdur rock ! », s’enthousiasme Philippe Gayet, qui organise l’événement pour la Ville de Namur. « Tout le monde était déchaîné. Une ambiance de fous ! »

Philippe Gayet, qui porte littéralement le festival sur ses épaules, court partout. Il est stressé, mais aux anges. « Il y a beaucoup de monde. Un peu plus que l’an pa ssé, mais mieux réparti », dit-il.

Mais l’affluence pourrait devenir une source de tracas dans les années à venir. « Je préférerais que cela n’augmente plus. Là, c’est l’idéal. J’aime ce festival à taille humaine. Si l’an prochain nous recevons 15.000 personnes, nous serons peut être obligés de passer du côté de l’esplanade ou de rendre l’entrée payante. On ne le souhaite pas. »

Pendant ce temps, devant la scène, c’est l’insouciance. Les festivaliers synchronisent leurs sauts frénétiques. Des « stage divers » plongent torses-nus dans la fosse, portés par la foule. Certains se la jouent plus calme, dans les bois, sur l’esplanade ou au Belvédère. C’est comme s’il y avait quatre Verdur rock.
BENJAMIN MORIAME


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1 commentaire

  1. philippe Leboutte

    29 juin 2009 à 7 h 31 min

    C’est vrai que Domb a bouté le feu au site. Félicitations à Philippe Gayet et son équipe d’organiser ce festival convivial ou il fait bon s’égarer.

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