Le match du jour : Yo! Majesty contre Kid Cudi

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Le match du jour.Yo Majesty contre Kid Cudi. La naissance, les antécédents, à charge et à décharge, quel sera le verdict

Kid CudiNom. Scott Ramon Seguro

MescudiNaissance. Le 30 janvier 1984, à Cleveland, Ohio.

Antécédents. Ces trois dernières années, le Kid s’est installé à Brooklyn. C’est là qu’il met au point son cocktail de rock, de hip-hop et de r’n'b. Et instaure un son qui lui permet de mettre des mots sur sa vie. Si son premier album ne sort qu’à la fin de l’été, Man on the moon : the end of the day, Kid Cudi s’est fait connaître via sa mixtape A kid named Cudi. C’est aussi un des chouchous de Kayne West.

À charge. Ce solide gaillard joue de son charme, retire son tee-shirt, harangue le public des traditionnels « What’s up ? » ou « Make some noise » tout en véhiculant les clichés éculés. On imagine que pour un mec de Cleveland, la Belgique se résume sans doute à Bruxelles et à Jean-Claude Van Damme. L’entendre dire un : « Hello Brussels » chez les champions en titre fait mauvais genre. Kid Cudi a clamé qu’il est honnête dans sa démarche artistique (on n’en doute pas), partir sans saluer fait de lui un grossier merle.

À décharge. Un single de la mort qui tue, « Day’n'nite », qui démarre old school pour se rapprocher d’une Lady Gaga, fait de lui l’artiste le plus fédérateur du moment.

Verdict. Peut mieux faire, mon général.

 Yo MajestyNaissance.

En 2001, à Tampa (Floride).

Antécédents. Ouvertement lesbien et chrétien, Yo Majesty a sorti son premier album, Futuristically Speaking… Never Be Afraid, l’an dernier chez Domino. Un label peu habitué au rap. Un label qui a décidé de lâcher les rappeuses américaines, sans doute lassé de payer des cautions pour sortir la moitié de son groupe de prison.

À charge. L’heure, c’est l’heure. Après l’heure, c’est plus l’heure. Aux Ardentes, longtemps, les deux cocottes laissent leur DJ meubler l’attente. Un quart d’heure académique sur scène, et pas de meilleur augure, loin de là, et c’est déjà au revoir et merci. Cheap. Très cheap. Pour faire ça, vous pouviez imiter Lauryn Hill, Lil Wayne et Joey Starr. Tous trois ont déclaré forfait pour le festival liégeois…

À décharge. L’album est plutôt provoc et accrocheur. Il a la tchache et la langue crue du rap. Puis difficile de juger des artistes en si peu de temps (désolé, on n’a rien vu d’autre pour les sauver).

Verdict. Difficile de deviner ce qu’il va advenir de Yo Majesty. Les filles n’ont plus de maison de disques. Les membres vont et viennent. Et Shunda K a démarré une carrière solo. (J.B.) En concert au Pukkelpop (Hasselt) le 22 août.

Toutes les photos dans notre portfolio (Photos Dominique Duchesnes)

PHILIPPE MANCHE


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