Animal Collective et autres psychédélices

animal_collective.jpgAvec la pluie qui menace de refaire son apparition, la nuit s’avère propice à toutes les expériences plus ou moins sous influence. Rien de tel qu’une bassline ronronnante ou un bon groove pour servir de rampe de lancement : quand on a des heures de tribulations dans les jambes, ça aide.

On ne dira rien de l’erreur de casting, vendredi, à la party « rub a dub » de Studio One : un dj, deux mc très blablateurs, et vas-y que je te mixe mes 45T comme le premier venu pourrait le faire, c’est un peu bof. Surtout quand on repense au set éclectique et éclaté de Matthew Herbert ce jeudi : avec lui, on commence dans la b.o. de « Mowgli » et on termine façon funk-soul avec ce bon vieux James « Get up offa that thing » Brown. Rien à voir non plus avec le tout aussi éclectique Diplo qui sait, pile quand il faut, balancer quelques scuds électrorock aux percussions monstrueuses.

Des percussions qui expédient sur la lune (c’est de saison), on y a eu droit aussi avec African Head Charge. Emmené par le mystique Bongo Iyabinghi Noah, la formation a fait les beaux jours du label On U Sound d’Adrian Sherwood. Sous le chapiteau de la Petite Maison, le chant et les mélopées épousent les rythmes des tambours. C’est dub, viscéral, assaisonné d’un minimum de synthétique. Et quand débute « Heading To Glory », c’est vraiment l’impression qu’on a. Dommage cela dit d’interrompre le voyage, d’autant qu’AHC est rare sur scène. Mais bon, au Marquee, Animal Collective propose un trip du même ordre…

Noah Lennox alias Panda Bear fête ses 31 ans ce 17 juillet. Pendant les présentations, Jacques De Pierpont tente un « happy birthday » de circonstance ; peine perdue, le public semble avoir du mal à reconnaître sa version… Ce même public n’a par contre pas trop le temps de se demander ce qui lui arrive quand le groupe se lance dans les 90 minutes d’un concert puissant à en faire trembler les tentes du camping. Pas un break sous le ballon blanc où se mêlent les projections. Juste quelques respirations où la voix est quasi seule à moduler, un son poussé dans le rouge, et de nombreux passages dansants : les New-yorkais, surtout plongés dans leur album « Merriweather Post Pavilion » constituent d’ores et déjà un autre des temps forts du Dour 2009. D’accord, « Brother/Sport » semble moins long qu’on l’aurait voulu, et entre les « My Girls » et autres « Chores », on n’est pas systématiquement certain de reconnaître tous les titres. Surtout que ces espiègles-là livrent une prestation ressemblant à un dj set où les compos étroitement imbriquées ne figurent pas toujours en entier. N’empêche : une bonne claque !

Toutes les photos du festival (Photos : Thomas Blairon, Belga)

Didier Stiers


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