Le match du jour : Les Wampas vs Bob Log III

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Les Wampas vs Bob Log III. La naissance, les antécédents, à charge et à décharge, quel sera le verdict ?

Nom. Les Wampas (alias Didier Wampas, chant, guitare ; Jean-Mi Lejoux, basse ; Tony Truant, guitare ; Niko Wampas, batterie; et Phil Almosnino, guitare).
Naissance. Quelque part en région parisienne, en 1983.
Antécédents. Un quart de siècle, ça laisse le temps de se faire un casier judiciaire. Celui de Didier (Chappedelaine de son vrai nom, technicien à la RATP dans le civil) vit ses rêves de rock star. Il est né avec la vague punk française des années 80. Longtemps cantonné dans l’underground, son punk rock a connu son heure de gloire à l’époque du single «Manu Chao» (2003): «Si j’avais le portefeuille de Manu Chao, j’partirais en vacances au moins jusqu’au Congo. Si j’avais le compte en banque de Louise Attaque, j’partirais en vacances au moins jusqu’à Pâques.»
À charge. On n’est pas certain que le garçon sache chanter juste des textes dont le fond n’a pas besoin de plus qu’un ticket de métro pour être développé.
À décharge. Vous vous sentez d’humeur chagrine? Jambes lourdes? Blasé par l’industrie musicale? Un concert des Wampas, c’est drôle comme un best of du Muppet Show, avec des guitares faussement méchantes, un jeu de scène digne d’Elvis et un final exécuté quasi nu ou au milieu de la foule (voire les deux en même temps).
Verdict. On peut parfaitement faire la fête sans Bob.

Nom. Bob Log III.
Naissance. À Chicago.
Antécédents. Bob a fait surface avec le groupe art noise Mondo Guano. Puis, s’est illustré dans le duo Doo Rag. Aujourd’hui, il fait tout tout seul. Jouer, voyager, vendre son merchandising… La légende veut que ce lonesome rock-boy se soit fait greffer une patte de singe à la place de la main gauche après un accident de bateau. Ce qui expliquerait ses talents de guitariste. Brisons le mythe. Elle est juste très poilue. Bob Log est en permanence, sur scène, affublé d’un costume d’homme canon et d’un casque de pilote de chasse. Son blues à lui chante « les courses d’auto-tamponneuses, les tournées de bar interminables et les filles qui trempent leur nichon dans mon verre ».
A charge. On a un peu quand même parfois l’impression que Bob nous ressert tout le temps la même chanson. Puis, il s’est un peu embourgeoisé aussi avec son casque qui luit et sa combinaison qui brille.
A décharge. Le bonhomme est un Don. Son pied droit joue de la grosse caisse tandis que son pied gauche alterne cymbales et boîte à rythmes. Pendant ce temps, le one man band joue de la gratte. Parfois en faisant sauter des filles sur ses genoux. Respect.
Verdict. Bob Log est une bête de scène comme on n’en fait plus. Du moins plus beaucoup. Sorry Didier. Bob Log III est le roi.

Toutes les photos du festival (Photos : Thomas Blairon, Belga)

Didier Stiers et Julien Broquet


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