Minimalisme à l’américaine

Ou comment occuper la scène avec un minimum de bazar ? Démonstration par nos exemples du jour : Dinosaur Jr. et 50 Cent, programmés sur la Main Stage en début de soirée.

« Put yo’ motherfucking hands up ! » Bang ! Voilà 50 Cent, tête d’affiche du jour au vu du public arrivé en masse sur la plaine principale. Deux MC encadrent le rappeur, le trio étant flanqué d’un dj chargé de faire tourner les bandes. Pour le son, c’est tout aussi dépouillé de base : on entend pas trop mal la voix, et surtout, on sent bien les basses et les beats qui font vibrer le sol. Public jeune à très jeune, tout le monde les bras en l’air, les caméras cadrant à volonté sur les demoiselles les plus enthousiastes des premiers rangs. Elle auront au préalable dû se farcir trois papys pour obtenir une place aussi proche de Curtis James Jackson.

Petit flash-back, un rien plus tôt en toute fin d’après-midi… En les voyant commencer par leur reprise de Cure (Just Like Heaven, dynamité par les grands « you » gueulés par Lou Barlow), les trois de Dinosaur Jr., les papys en question, apparaissent sur scène comme on les imagine dans leur local de répétitions. Réunis dans 3 mètres carrés, on peaufine les réglages entre deux titres, Murph, le batteur règle un petit souci de fixation… Et Jay Mascis entame un sublime Been There All the Time, ses tifs argentés devant le visage, la guitare à la fois rageuse et mélancolique. Encore des retrouvailles dont on se réjouit !

Didier Stiers


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