Quelqu’un a vu Fever Ray ?

On avait pris l’habitude des fantaisies visuelles des Nordiques avec The Knife, genre jouer derrière un rideau tout juste translucide. Pas de raison donc que la chanteuse, Karin Dreijer Andersson, en fasse autrement dans la foulée de son bel et glaçant album solo sorti il y a quelques mois…

« C’est idiot, ils ont des maquillages, des costumes et une mise en scène extra, et on ne voit rien du tout ! » Le commentaire est de notre photographe, qui a pourtant eu la chance de distinguer un peu mieux Fever Ray que la plupart des festivaliers présents au Marquee vendredi. Dans la brume, sous les lasers, les lumières bleues et vertes tendance aquatique, entre des lampadaires vieillots : la dame et son groupe font tout pour qu’on en distingue le moins possible. Au-delà du troisième rang, ce ne sont quasi plus que des silhouettes…

D’accord, rien de tel pour se concentrer sur la musique. Et ces Suédois-là l’aiment mystérieuse, envoûtante, mélange hypnotique de synthés et de percussions qu’on retrouve dans des titres comme Triangle Walks ou Keeps The Streets Empty For Me. Seven semble un peu juste, côté voix. Et Concrete Walls fait l’objet d’une version aux vocaux tellement trafiqués et devenus dès lors si graves qu’on a l’impression de communiquer avec l’au-delà. Etrange et frissonnant voyage…

Didier Stiers


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