Embedded with Ghinzu

ghinzu.jpgGhinzu est actuellement en tournée triomphale dans l’Hexagone. Hier, mercredi, le mythique Transbordeur de Lyon, qui affichait complet pour les Jedi bruxellois a vibré pendant 90 minutes. En attendant La Coopérative de Mai, ce soir et demain, vendredi, le Zénith à Paris.

Il est un peu plus de 11 heures, ce jeudi à la rue Serge Gainsbourg à Clermont-Ferrand. Le bus qui abrite la petite troupe de Ghinzu a quitté Lyon sur le coup de 2 heures du matin pour se poser sur le parking de la salle La Coopérative de Mai. Petit à petit, techniciens et musiciens s’extirpent du sommeil du Juste. Premières clopes et premiers cafés sous un soleil plutôt bien luné.
On a retrouvé les Ghinzu en grande forme hier au Transbordeur. Inaugurée en 1989 par New Order, cette ancienne usine de traitement des eaux est devenue en deux décennies, l’équivalent de notre Ancienne Belgique nationale. En plein soundcheck, le groupe s’essaie à une reprise tonitruante et très sixties du “Twist and shout” popularisée par les Beatles. Ce morceau fera office d’une bombe au cours d’un concert de 95 minutes qui sera sans doute un des meilleurs concerts clubs de Ghinzu.
Qui n’est pas venu seul puisque le duo électro pop de Soldout fait office de première partie. En une demie-heure, David et Charlotte, devant le très chouette visuel, proposeront le meilleur de leur répertoire. “C’est une très belle opportunité” résume David. “Jouer devant autant de gens, c’est très cool“. Le public, attentif, appréciera à sa juste valeur.
A 21h15, Ghinzu prend la scène d’assaut. Les 1600 personnes sont très très chaudes. Le public connaît Ghinzu, qui était déjà venu au même endroit, au printemps dernier, avec Placebo pour les besoins de La Musicale, l’émission rock présentée par la sémillante Emma de Caunes.
On a rarement vu Ghinzu jouer aussi bien. Et on mesure le travail de titan et la marche de progression (énorme) depuis les premiers concerts et la sortie de Mirror Mirror. Pour la première fois depuis le début de la tournée, Ghinzu balance “Dragon”, la bombe de leur première album qui s’inscrit à merveille dans un répertoire joué avec classe, fougue et un foutu talent.
John nous avait dit que les Français attendaient Ghinzu de pied ferme. C’est peu de l’écrire. Lors des rappels, ce sont 1.600 corps qui se trémoussent au son de la version électro de “Mine” avant un “Blow” fédérateur.
Au bar, on y croise Cécile. Cette Belge qui vit depuis quelques années avec son amoureux en France avait vu Ghinzu aux Eurockéennes. Son jugement est sans appel. “C’est rare de voir un groupe encore meilleur sur scène que sur disque, je n’ai pas vu le temps passer” lâche-t-elle dans un sourire extatique.
L’après-concert sera à l’avenant. Le groupe est ravi de sa prestation et de l’accueil du public. Mika nous fait un dj set via son ordinateur et envoie des vidéos de Devo. L’ambiance est à la fête. Et c’est presque avec des pieds de plomb qu’on s’engouffre dans le bus. Dernière bière et re dj set mais c’est Jean qui est aux manettes. Un Jean content comme tout d’assurer avec son projet MVSC la première partie d’Indochine ce samedi à Forest-National. Roi du mix, ce sont les Strokes qui sont à la fête. Avant le concert, c’était Marvin Gaye.
La couchette est confortable mais petite, il vaut mieux ne pas être claustrophobe. Ce qui ne nous empêche pas de se laisser bercer presque comme un gros bébé.
Pour l’heure (13 heures), le groupe s’apprête à passer à table. Christophe Lemmens, l’ingé son, nous annonce un Chili con carne au menu. Avant la sieste, les balances et un concert fort attendu, là aussi, dans la ville des usines Michelin.
Rendez-vous demain, même heure, même endroit. Mais de Paris, cette fois.

PHILIPPE MANCHE

Tout  frais tout chaud, le nouveau site de Ghinzu http://www.ghinzu.com/ 


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