White Lies en noir et blanc

Tels les saumons remontant la rivière, les Londoniens des White Lies, surfant sur le revival New Wave, ont remonté la Tamise pour exposer sur la scène de l’AB le fruit de leur premier album enregistré à Bruxelles : « To Lose my Life ». Et on n’a pas perdu son temps.

Jeudi soir, sur la scène, on se serait cru au crépuscule des années quatre-vingts, lorsqu’une génération tout de noir vêtue écoutait Echo & The Bunnymen, New Order entre autres Cure. Les White Lies étaient à peine nés. Sur la scène de l’AB, les jeunots arborent le même noir, souligné par le jeu de lumière très monochrome.

La seule note de clarté revient à Harry Mc Veigh, le chanteur. Il affiche une chemise blanche, qu’il va mouiller amplement. Non que sa chorégraphie soit très étudiée : il lève le poing comme Cali, qu’il frappe parfois sur son torse, c’est à peu près tout. Le garçon se démène pour défendre les titres avec un excellentissime batteur, Jack Brown, et le bassiste, Charles Cave, qui fait trembler les murs de l’AB.

La play list est assez simple à dresser : les White Lies n’ont qu’un seul album à leur actif. C’est électrique en diable, noir lugubre. Il y a des accents d’Ultravox et parfois, lorsque le chanteur monte dans les octaves, on croirait entendre la voix plaintive de Robert Smith. La salle, plutôt bon public, communie sur « A Place To Hide », « To Lose my Life », « Farewell To The Fairground ».

Le propos est généralement sombre – le titre de leur album « To Lose My Life « ne laisse guère planer le doute. Cela parle de mort, d’enterrement, de destin tragique sur chaque titre. Et s’il y a un moment de paradis… c’est sur une reprise des Talking Heads « Heaven «, offert en rappel. A une encablure d’Halloween, leur festin macabre s’avère plutôt festif. Et si le concert s’achève en apothéose sur leur titre phare « Death », c’est plutôt d’une petite mort qu’il s’agit. Jouissive pour un public conquis.

NIcolas Vuille

Site officiel : http://www.whitelies.com /

Myspace : www.myspace.com/whitelies /


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1 commentaire

  1. reterpie

    20 décembre 2010 à 1 h 32 min

    “Il affiche une chemise blanche, qu’il va mouiller amplement. Non que sa choregraphie soit tres etudiee : il leve le poing comme Cali, qu’il frappe parfois sur son torse, c’est a peu pres tout. Le garcon se demene pour defendre les titres avec un excellentissime batteur, Jack Brown, et le bassiste, Charles Cave, qui fait trembler les murs de l’AB.”
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