Black Angels, anges et démons

Après avoir ouvert il y a quinze jours au Cirque royal pour Wolfmother, les chevelus de Black Angels s’offraient une deuxième date belge, dernier concert de leur tournée, dimanche soir, dans un cadre bien plus intime et rock’n'roll. Dixmude et son 4AD.

Directions to see a ghost indique le chemin du rock psychédélique depuis deux ans maintenant mais les démoniaques Anges d’Austin sont encore et toujours sur la route à gagner leur croûte. Il leur en est arrivé pourtant des trucs depuis la mise au monde de ce deuxième album. Alex Maas (un nom de fumeur de joints) et ses potes ont servi de backing band à Roky Erickson sur la côte Ouest. Certains de leurs morceaux ont accompagné un documentaire sur Charles Manson commémorant les 40 ans de ses massacres. Et les Texans ont échoué sur la bande originale de The Limits of control, le dernier Jarmusch.

« Il est de plus en plus difficile de garder le contact avec la nouveauté et l’avant-garde. Il y a toujours plus de styles, de courants, de micro-scènes, mais je tire des fils. Les Black Angels d’Austin par exemple me mènent vers une autre scène psychédélique en Californie, puis à Washington et ailleurs. Mon groupe Bad Rabbits navigue dans les mêmes eaux que leur musique », expliquait d’ailleurs il y a quelques semaines le réalisateur de Dead Man et de Ghost Dog.

La fumée se répand avant que les premiers bandits allument illégalement leurs clopes en douce. Les Black Angels, ce sont un peu les petits frères des Warlocks. Les cousins des Dandy Warhols sans le côté radiophonique de la bande à Courtney Taylor Taylor. Les guitares crachent. Hypnotiques. C’est mystérieux. Hallucinant et halluciné. Gorgé de reverb. On craque toujours pour le jeu de batterie (et pas seulement) de Stéphanie Bailey. Puis ce tambourin de défoncé.

Sa date de sortie n’a pas encore été dévoilée mais le nouvel album des lascars est fini. Yellow Elevator a de l’allure. Nous fait monter au 7e ciel. Les Black Angels sonnent la charge. Se paient avec Telephone une petite incursion dans le rock garage sixties court et méchamment efficace. Les mecs, c’est quand vous voulez…

Julien Broquet


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6 commentaires

  1. Chauchauw

    9 février 2010 à 19 h 18 min

    Merci pour cet article. On vous critique souvent mais il faut le dire aussi quand c’est bien. Au passage, j’invite tout le monde à jeter une oreille sur les deux premiers albums du groupe qui sont deux petites merveilles.

  2. Noah Dodson

    10 février 2010 à 1 h 43 min

    Idem. Les Black Angels c’est du tres bon ou du tres mauvais, ce qui fait tout le “charme” du groupe.

    Et evidemment, quand on a un bon article, c’est les gens comme Zaza qui ne se manifestent plus.

  3. zaza

    10 février 2010 à 10 h 09 min

    Darling, merci de me indicate les subjets que je peux répondre pour le future.

    Kisses.

  4. Louis Herbier

    11 février 2010 à 17 h 36 min

    Hey!

    Je m’occupe de la webcomm d’un groupe de rock qui pourrait surement vous intéresser.
    Pourriez-vous me contacter sur mon mail pour que je vous en dise plus et vous envoie des chansons.

    Merci d’avance!

    Au passage, j’adore l’album Passover des Black Angels et les ai vus avec Wolfmother à Paris y a deux semaines, énorme!

    Louis.

  5. Noah Dodson

    12 février 2010 à 20 h 26 min

    ‘subjets’


    ca doit etre de l’espagnol.

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