A la première écoute de ce disque symphonique de reprises, on dit bof. Parce que Gabriel nous a habitués à tellement plus aventureux, pour ne pas dire d’avant-garde. On se demande ici si Peter est dépressif, tellement il a ralenti les rythmes de ces chansons, pas nécessairement les plus connues, de Magnetic Fields (« The book of love » déjà repris pour le film Shall we dance), Randy Newman, Lou Reed, Regina Spektor, Bon Iver, Elbow, Arcade Fire, etc.

Même le traitement réservé à « Heroes » de Bowie, « The boy in the bubble » de Paul Simon, et « Listening wind » de Talking Heads est surprenant. Les cordes omniprésentes, l’absence de batterie et de guitare… Tout est comme suspendu dans le temps. Tout uniformise un disque qui ne se révèle que petit à petit. La voix, grave, est le guide d’un disque finalement très émouvant.

Le final avec « Philadelphia » (Neil Young) et « Street spirit » (Radiohead) fait que cet album est un tout cohérent, finalement très gabriélien dans l’âme, malgré son rythme lent comme une procession.

Virgin-EMI. Sortie le 15 février. La semaine prochaine, le Mad publiera notre interview de Peter Gabriel, réalisée à Londres avec Marc Ysaye qui, sur Classic 21, ce dimanche 14, lui consacrera sa spéciale.

THIERRY COLJON

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Commentaires

2 réponses à “Peter Gabriel dénude de superbes chansons pop”

  1. xav, le 11 février 2010 14 h 35 min

    aaarrrrggggggghhhh…

    un spécial peter gabriel par marc isaye!

    tous aux abris!

  2. Fabou, le 12 février 2010 0 h 37 min

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