Un AB/Bota couleur blues

Deuxième volet de la collaboration entre l’AB et le Bota ce samedi au Botanique. A l’affiche, entre autres, Mièle, The Bear That Wasn’t et Lyenn.

On commence avec les Bruxellois de Mièle qui envoient leur jolie pop à la française dans la Rotonde, présentant au passage des titres de leur deuxième album à sortir en avril. Mélodies fines, chants retenus, presque murmurés, on suit le concert de Mièle comme on fait une promenade printanière à la campagne: c’est agréable, plein de charme et de bons sentiments, mais au final, il ne se passe pas grand chose…

http://www.legroupemiele.com

Après la balade en campagne, on se pose dans un petit bois à la tombée du jour. The Bear That Wasn’t, à l’Orangerie, c’est du folk fragile et intimiste, habillé d’orchestrations délicates (ils sont six sur scène) et une voix douce qui chuchote, y compris entre les morceaux… Le tout ne dépassera pas les 90dB. Pourtant, quand on s’installe de manière adéquate pour apprécier ce genre de musique (soit assis, couché, ou au lit…), on découvre des mélodies prenantes qui touchent assez juste. On est tout de même ici en terrain balisé, celui des Will Oldham, Elliot Smith ou Bon Iver, mais le petit ours Nils Verresen n’en dégage pas moins une sensibilité réelle et sincère.

http://www.myspace.com/thebearthatwasn’t

Changement total de style avec le belgo-anglais Lyenn, auteur il y a quelques mois du tout bon album «The Jollity Of My Boon Companion». Ici on parle blues-rock fiévreux, dans la tradition des grands groupes 70’s (Led Zeppelin), mais avec en sus cette touche de modernité nécessaire, comme ces plans de guitares à la Sonic Youth. Ça débute en douceur, blues pur jus, avant l’envol… La voix est douce, lyrique puis se tord dans les aigus. On pense parfois, c’est vrai, à Jeff Buckley, surtout dans les moments calmes. Pourtant, la sauce ne prend pas totalement. Cette tendance aux montagnes russes (début en douceur-montée fiévreuse-retour au calme) nous refroidit un peu à chaque début de chanson et le lyrisme du bonhomme est par moment par trop maniéré. Mais le son de l’Orangerie est tellement bon et les musiciens jouent tellement bien ensemble que chaque envolée fait l’effet d’une décharge électrique au bide. «Ain’t nothin’ but the blues…»

http://www.myspace.com/lyennbrussels

Didier Zacharie


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