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Dix Nuits pour toujours
posté le 5 mai 2010 |
catégorie LES FESTIVALS

Musique Les Nuits Botanique commencent le vendredi 7 mai.Quoi de neuf avec ces Nuits printanières ? Cela fait vingt-six ans maintenant que le Botanique est à l’écoute des musiques actuelles, belges ou non, les découvre et les défend.
Du 7 au 17 mai, au Cirque royal et au Bota, on va donc pouvoir se défouler avec une manifestation culturelle qui, tant sur le fond que dans sa forme, ne change pas vraiment. Sinon qu’on passe à dix jours, au lieu de huit en 2009, et que la programmation au Cirque royal sera, comme le dit l’éternel programmateur Paul-Henri Wauters : « De velours, avec des concerts plutôt classes. Cette édition sera familière et en même temps 60 % des artistes présents ne se sont jamais produits au Bota. 30 % de la programmation est par ailleurs consacrée aux artistes belges. »
Voilà un sacré quota dont devraient s’inspirer les radios. Annie Valentini, la directrice générale du Centre culturel, peut se réjouir que le montant de la subvention prévu pour 2010 ait été respecté. Ni indexé ni diminué. Malgré ses 180.000 personnes touchées par 285 concerts en 2009, le Botanique a néanmoins du mal à tenir son rang : « Le bâtiment souffre d’un manque d’entretien, selon la directrice. Les serres percent et les travaux de la terrasse sont en stand-by faute de moyens. Il nous faut aussi renouveler l’équipement des salles. On atteint un seuil critique. »
Qu’à cela ne tienne, ces soucis n’ont en rien influé sur la qualité de l’affiche de ces Nuits qui s’annoncent très excitantes. On retrouve par exemple la fameuse Nuit belge (douze jeunes artistes dans quatre salles avec un ticket unique à 15 euros) qui rencontre chaque fois un réel succès.
Loïc, de Flexa Lyndo
Cette année, carte blanche a été donnée au label bruxellois 62tv qui fête ses quinze ans. Célèbre pour avoir révélé les Girls in Hawaii, le label de Pierre Van Braeckel a bien grandi et propose cette année de nombreux nouveaux noms, alors que David Bartholomé de Sharko et Eté 67 font déjà figure d’aînés. Les deux Tellers se sont séparés, mais le groupe présentera néanmoins de nouveaux titres extraits d’un album à paraître à la rentrée. Stéphanie Crayencour fera de même. Nele présentera son premier album, tout comme loïc b.o. qui, avec ses Frantic Lovers, présentera son premier album, Million dreams.
loïc b.o., c’est Loïc Bodson, de Flexa Lyndo. Comme il le dit lui-même en riant : « Il y a peu de vieux comme moi dans cette Nuit belge. Cela fait quinze ans que je fais de la musique et récemment encore, une fille, en parlant de Flexa Lyndo, me dit : “Ah, ce vieux groupe qui a eu du succès !” Ça fait en tout cas plaisir d’avoir comme interlocuteur quelqu’un comme Paul-Henri, qui reste attentif à ce qui se passe ici. »
Au point que Loïc et son groupe ont obtenu la possibilité de réaliser une résidence à l’Orangerie pour répéter avant le concert de présentation de ce premier album en tout point remarquable. La mélancolie, très présente dans l’univers musical de Loïc, se trouve ici magnifiée par des arrangements somptueux, très cinématographiques. Ce qui n’est pas étonnant quand on sait qu’il a été enregistré dans une salle désaffectée du Caméo à Namur : « Romantique, c’est vraiment moi. Sans être geignard. C’est un spleen qui fait partie de moi et qu’on retrouve dans Flexa Lyndo même si là, il se trouve davantage noyé par les apports de Gaël et Gaëtan. » Loïc refuse de considérer loïc b.o. comme un side project. Il ne met pas Flexa Lyndo de côté. Il profite simplement du fait que ses comparses sont fort occupés avec d’autres projets comme le duo MOW ou le MusicOmaton (qu’on retrouvera d’ailleurs aux Nuits : il s’agit d’une cabine de samplings sonores accessible au public).
Cela fait quelque temps qu’il se produit sur scène, avec ses chansons, sans certitude particulière. Une vingtaine de titres sortent de son homestudio namurois et voilà que cela intéresse 62tv, séduit par la qualité de ceux-ci. Les choses se présentent bien et comme Loïc ne veut pas faire dans le minimalisme instrumental, il s’entoure d’une violoncelliste (Valérie Balligand, cf. Nicolas Testa avec qui Loïc a aussi travaillé), d’une violoniste chanteuse (Emmanuelle Meurice, qui a déjà joué pour Testa, Freaks et Me & My Machines) et d’un batteur, Kevin Guillaume, celui de Paperweight. Tout cela n’empêche pas Loïc de retrouver Flexa Lyndo au théâtre, avec le spectacle VHS, réalisé en compagnie des breakers namurois de NBS. En plus d’assurer la musique de la pièce Harry White, tirée du Démon de Hubert Selby Jr., de jouer dans le court-métrage Guitar heroes, de Nicolas Bruyelle (et d’en réaliser la musique), ainsi que dans la chorale percussive F.L.A.M.E.
Comme quoi, Loïc est loin d’être inoccupé.
loïc b.o., en concert à la Rotonde, dans le cadre de la Nuit belge, le 11 mai.
Album : Million dreams (62tv-PiaS).
PRATIQUE
Les Nuits Botanique
Du vendredi 7 au lundi 17 mai. Au Cirque royal et au Botanique (Chapiteau, Orangerie, Rotonde, Grand Salon). Préventes : sur le site www.botanique.be ; à l’accueil au 236 rue Royale, à 1000 Bruxelles (02 218 37 32) ou au Cirque royal (02 218.20.15) ; chez Caroline Music et à la Fnac.
Infos sur myspace.com/ nuitsbotanique.
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