Rencontre avec les Tellers

tellers.jpgC’est dans leur studio de répétition que le groupe des Tellers nous a reçu. Ben répond à nos questions cinq jours avant le concert de la Nuit Belge au Botanique.Pour en revenir à tes débuts, le succès inattendu du « mini-album » engendre « Hands Full Of Ink » (sorti en 2007). La sortie de cet album est florissante et le succès du groupe assuré. Quelles ont été vos premières réactions quand vous vous êtes rendu compte que les choses prenaient de l’ampleur ?
Ben : On ne s’en est pas vraiment rendu compte. On était sur la route des tournées et ce n’est qu’en rentrant en Belgique qu’on a réellement réalisé ce qui se passait ici.

Tout s’est passé assez vite, c’était facile à gérer ? Votre mode de vie a-t-il été chamboulé ?

Non pas vraiment. Ce n’est pas comme si en sortant dans la rue on avait une foule de groupies à nos trousses.

Dans une interview de 2007, tu dis ne pas vivre que de ta musique car tu habitais encore chez tes parents qui subvenaient à tes besoins. Est-ce toujours le cas ?
Non, je ne vis plus chez mes parents. Je suis devenu un grand garçon (rires) ! J’ai quitté la maison familiale et je m’en sors grâce à mon statut d’artiste.

Après la sortie de ton premier album, tu as entamé de nombreux concerts dans toute l’Europe. As-tu les mêmes attentes pour le prochain ?


On est censé tourner en Europe. Mais ça ne sera pas aussi long que la dernière fois. Ça nous avait épuisé. Sinon on projète également de se produire aux Etats-Unis.

Tu es resté discret ces temps-ci, qu’as-tu fait pendant ton absence ?
Après une tournée de 2 ans et demi non-stop, avec Charles on n’avait juste plus envie d’écrire quoi que ce soit, ni de toucher une guitare. Vers le mois d’août, j’ai recommencé à écrire et j’avais envie de reconstituer les Tellers. J’ai donc contacté Fabrice, avec qui on avait signé le label il y a cinq ans. A ce moment-là c’était nos débuts en studio et il fallait quelqu’un qui puisse « nous supporter ». On nous a donc envoyé Fabrice qui a été très cool avec nous. Vers août on a commencé à contacter de nouveaux membres.

Comment as-tu rencontré tes nouveaux membres ? Quels ont-été tes critères ?
Eh bien, en ce qui concerne César, je le connaissais un petit peu. Plus jeune on avait chacun un autre groupe et on s’était déjà croisés à plusieurs de nos concerts. Quand le projet Tellers a splitté, on a directement pensé à lui. Il est maintenant notre nouveau batteur. Pour la guitare, on a eu un peu de mal à trouver. On voulait quelqu’un qui soit aussi bon que Charles. Après avoir entendu une dizaine de personnes, on a enfin dégoté Joos sur le site Myspace. Ca a été très difficile. On a même un moment pensé faire passer Fabrice de la basse à la guitare. Le groupe au complet, on a pu commencer à travailler sur le nouvel album qui sortira en septembre 2010.

Trois ans après « Hands Full Of Ink », tu reviens avec un nouvel album, un nouveau groupe. On retrouve toujours l’esprit des Tellers ?
C’est toujours moi qui écrit les textes donc le groupe garde sa personnalité. Quand Charles en faisait partie, il mettait de la couleur aux morceaux. C’est ce qui a été le plus difficile à retrouver, mais je pense que Joos s’en sort très bien. Sinon pour le nouvel album, l’esprit des Tellers n’a pas du tout changé.

Pour votre premier album, tu dis avoir été influencé par les Libertines, ici, as-tu gardé les mêmes influences musicales ?
Mes influences musicales ont un peu changé. J’ai évolué dans la musique. J’écoute en boucle Vampire Weekend. Mais également, The Pavement et Phœnix. On est aussi touché par la soul. Je pense que l’influence de Velvet Underground est aussi assez tangible sur l’album.

Qualifie tes albums en trois mots ?

Euuuh… Et si on jouait quelques morceaux ?

C’est donc sur le rythme de leurs nouveaux morceaux que s’est conclu notre entretien avec les Tellers. On remarque une nette évolution dans leur son et leur mélodie. Cet album sera moins ballade et plus rythmé. Ca risque de bouger dans le public à la Nuit Belge ! Rendez-vous le mardi 11 mai au Botanique.

Propos recueillis par Julie Dreucci (st)


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6 commentaires

  1. Katie

    6 mai 2010 à 20 h 59 min

    Après la “majusculite”, voilà une nouvelle maladie… Le groupe c’est Pavement et non THE Pavement…

    Zaza ne va pas tarder à arriver… manquait plus que les Tellers. La boucle est bouclée maintenant !

  2. zaza

    6 mai 2010 à 23 h 53 min

    Je suis là Katie. Les Tellers, ça alors !

  3. Thethe

    7 mai 2010 à 9 h 23 min

    @Katie
    C’est peut etre tout betement “Les” Tellers qui pensent que c’est “The” Pavement.
    Le nom du groupe était sans doute mal taggé sur les mp3s qu’ils ont téléchargé illégalement.
    On ne peut pas leur en vouloir; jeunesse oblige !

  4. Chasseur Immobilier Lyon

    9 mai 2010 à 20 h 27 min

    Pas tout compris, mais Les Tellers, très bien ! lol

  5. ***

    10 mai 2010 à 20 h 27 min

    Non non, Thethe, rassure, toi, ils savent que c’est Pavement et jouent le même jour qu’eux aux Ardentes. :-)

  6. zaza

    11 mai 2010 à 0 h 37 min

    The Ardentes ?

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