Nuit belge: les têtes d’affiche

bota34.jpgFolk et rock, guitares électriques et acoustiques au menu de cette fin de Nuit belge. Vécue elle aussi dans une foule compacte.

Au contraire des Tellers, les Liégeois d’Eté 67 affichent un line-up similaire pour leur retour aux affaires. Retour électrique qui plus est, comme en témoigne leur set carré au chapiteau, à l’image du nouvel album. Nicolas et ses camarades n’en sacrifient pas pour autant le parfum western de certaines compos, pas plus que les atmosphères bluesy d’autres titres encore. Ça sent les grands espaces ? Normal, c’est ça aussi que signifie Passer la frontière, intitulé du disque en question. Avec, bien calée entre
les oreilles, la ligne de basse entêtante de « Quelque chose à part ».

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Pendant ce temps-là, on aurait eu du mal à faire entrer un spectateur de plus à la Rotonde. Même un maigre. Et malheur aux petits ! Rien d’extravagant pourtant, « juste » David Bartholomé se fendant d’un set acoustique en solo. Exit Sharko pour l’instant, mais sa tête pensante n’a rien jeté aux orties. Commentaires marqués par l’absurde, le surréalisme ou la mélancolie pour introduire les morceaux. Sur la chaise, avec sa guitare, il y a un type qui parle de la vie. Fait parfois rire. Et raconte des histoires. Comme celle du petit garçon qui a vendu son rêve américain. Celle-là n’avait pas l’air trop autobiographique.

C’est à l’Orangerie que se termine cette Nuit Belge. Là encore, il faut jouer des coudes, se faire marcher sur les baskets et perdre un peu de bière dans les bousculades. Dans le couloir, on croise Marie Arena, François de Brigode, Cloé du Trèfle… Bonne nouvelle quand même pour les inquiets : les Tellers, c’est-à-dire Ben (qu’un spectateur/-trice désaltère au rhum), Fabrice (basse partout), Joos (guitare, « qui vient de Middelkerke » comme le précise obligeamment le même Fabrice) et César (avé la batterie), les Tellers donc ont la pêche et sont contents de l’accueil qui leur est réservé. A la fin de la semaine, tout ce petit monde se retrouvera en studio pour cause de nouvel album, lequel devrait être prêt à la rentrée. S’il ressemble à la set-list de cette soirée, on risque dorénavant de retrouver une formation plus claquante que par le passé. Et même un poil plus épique, à l’image de ce « Drama » assez saisissant.

Incontournable, cette Nuit belge ? Non peut-être ! Tant qu’elle continue à balayer large, dans les styles et dans les humeurs, ça nous va!

Didier Stiers


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1 commentaire

  1. Tanguy

    14 mai 2010 à 1 h 32 min

    Dommage, pas un mot sur Dez Mona, alors que c’était la belle surprise de la Nuit belge, aussi en tête d’affiche (dans l’ambiance plus feutrée du “Grand Salon”) : voix exceptionnelle, son impeccable, atmosphère envoûtante, de vrais musiciens… Splendide !

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