Balimurphy et les Québécois

MONTREAL
DE NOTRE ENVOYE SPECIAL

Les Francofolies de Montréal battent leur plein, cohabitant sans problème avec les grands écrans dans les bars qui, un peu partout, diffusent les matchs de la Coupe du Monde de football. Avec son lot de fans affichant leurs couleurs, dans la rue, à pied ou en voiture, se servant du klaxon en guise de zuzuvelas. Il n’y a ici aucune concurrence culturelle : avec le décalage horaire, tous les matches sont finis avant les concerts de l’avant-soirée.
A 20 heures, mardi, Balimurphy représentait la Belgique (après Surfing Leons vendredi dernier et Jaune Toujours samedi prochain), en montant sur la petite scène jouxtant celle de la toute nouvelle place des Festivals sur laquelle Thomas Fersen est monté à 21 heures.
Sans être très connu ici, Balimurphy a malgré tout réussi à capter quelques centaines de personnes. Balimurphy, dont c’était la première prestation au Canada, voit son disque Poussière distribué ici. Même que l’éminent magazine culturel Voir n’a pas manqué de mentionner que «… les textes sont solides et bien tournés, on oscille entre chanson festive et envolées douces-amères, avec un petit détour rock (« Minuit »), une piste à exploiter davantage ». Le critique québécois avoue néanmoins être agacé par la proximité tant vocale (de Cédric Van Caillie) que musicale (le violon) avec Gaëtan Roussel et Louise Attaque.
Le groupe bruxellois, qui aligne cet été une série impressionnante de festivals en France, est déjà assuré de revenir au Québec cet automne et l’année prochaine. Le début sans doute  d’une belle aventure…
Les artistes québécois étaient à la fête, mardi. Après le concert gratuit d‘Yann Perreau et celui, sur la même grande scène gratuite, ce mercredi, de Cœur de Pirate (deux artistes que l’on retrouvera aux Francos de Spa, dont le directeur Charles Gardier était là, hier, pour encourager Balimurphy), la soirée de mardi opposait deux générations : Robert Charlebois contre Pierre Lapointe. Le premier nous a paru bien fatigué, guère inspiré, comme s’il n’avait plus rien à dire, « avec tambour ni trompette » comme le disait l’intitulé de son concert. Par contre, Pierre Lapointe, vu à plusieurs reprises en Belgique ces derniers mois, est toujours impressionnant de maîtrise tant vocale que musicale. Il termine ici sa tournée avant de proposer, samedi, une création en piano solo. Il a partagé la scène du Club Soda avec JP Nataf qui, lui, s’est produit à trois reprises sur deux scènes différentes. Pour Fersen, il s’agit d’une fin de tournée. Faut dire qu’il est considéré ici comme le plus Québécois des chanteurs français. Il se produit régulièrement au Québec depuis 1996 et n’a eu aucune difficulté à remplir, seul comme un grand (avec son collaborateur en studio, le Québécois Fred Fortin à la basse) la vaste place des Festivals.
Jeanne Cherhal et Rachid Taha étaient également là hier soir, en salle, mais avec 160 concerts en neuf jours sur dix-sept scènes dont neuf payantes, il y a des choix à faire. L’an dernier, les Francos de Montréal ont pu compter sur plus de 800.000 festivaliers. On peut être certain, en tout cas, qu’ils seront nombreux ce soir pour le concert de Cœur de Pirate qui a reçu carte blanche pour s’entourer de nombreux invités. On en reparle demain ! THIERRY COLJON


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1 commentaire

  1. Arnauuud

    20 juin 2010 à 11 h 19 min

    Et bien! Voilà un groupe qui décolle littéralement!

    Balimurphy sera présent le 24 septembre au Jyva’Zik festival!
    Ainsi que Jaune Toujours!

    (Et debout sur le Zinc, Puggy, The Bony King Of Nowhere, Ti-Coca & Wanga Nègès (Haiti), Onda Vaga (Argentine), … .

    Plus d’info : http://www.jyvazik.be

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