20 /06
Charlotte, sobre et élégante
posté le 20 juin 2010 |
catégorie LES FESTIVALS
En ce jour de la fête de la musique et de sa volée de concerts gratuits, pas loin de 1.400 personnes ont rallié le Cirque royal pour la première date belge de Charlotte Gainsbourg. Première date belge et quatrième concert de la tournée européenne de celle qui a remporté le Prix d’interprétation à Cannes en 2009. Des débuts scéniques pour la miss qui a ainsi vaincu sa timidité maladive en se décidant à partager son répertoire avec le public.
Après une mise en bouche appréciée d’Auryn, qui présentait quelques versions épurées de son premier album « Winter hopes » avec panache et culot juste accompagnée d’un guitariste, il est quasi 21 heures lorsque les lumières s’éteignent. La vedette de la soirée, en pantalon cuir, t-shirt blanc et boléro, fait son apparition comme sur la pointe des pieds. Les cinq musiciens qui l’entourent entament les festivités et c’est parti pour 90 minutes d’un concert très classe.
Les lumières et éclairages sont particulièrement sobres, ce qui donne à l’ensemble une certaine élégance parfois magnétique. Et Charlotte de plonger majoritairement dans « IRM » son troisième album concocté par Beck. Bien sûr et c’est loin d’être une surprise, si sa tenue vestimentaire lui donne un petit air de Patti Smith, la comédienne et chanteuse a une voix plus douce, fluette et retenue que la New-Yorkaise. Le charme opère rapidement grâce à son joli filet de voix. Bien soutenue vocalement par sa musicienne et choriste, Charlotte Gainsbourg est également bien entourée par son excellent quintette dont la majorité des membres est multi-instrumentiste. Toutes les subtilités des arrangements de « IRM » s’y retrouvent entre violons, mélodica, claviers, bidouillages électroniques ou percussions. Charlotte elle-même pianotera sporadiquement sur son clavier. Les morceaux d’ « IRM » gagnent ainsi en puissance avec des arrangements enlevés à l’image d’un « Heaven Can Wait ».
Elle n’oublie pas non plus de picorer, à quatre reprises seulement, dans son deuxième disque « 5 : 55 » réalisé par Air en 2006 avec « AF607105 » ou « The Operation » qui rappellent les belles heures du duo versaillais. Alors qu’on ne l’attendait pas, voilà Charlotte qui aborde le « Just like a woman » de Bob Dylan par une approche introspective qui sied à merveille à la chanson. Au rayon reprise, nous aurons droit également au très beau « Le chat du café des artistes » de Jean-Pierre Ferland. Mais personne n’est dupe et attend aussi l’hommage au paternel. « J’ai eu la chance de travailler avec Beck et Air » dit-elle « mais j’ai encore plus de chance de pouvoir piocher dans le répertoire du plus grand, du plus beau, du meilleur ». Judicieux choix que «L’hôtel particulier », extrait de la cultissime et géniale « Histoire de Mélody Nelson ». Le concert s’achèvera dans la bonne humeur avec un festif « Couleur café ». Bien sûr, il y a des petites baisses de régime pendant les nonante minutes, Charlotte n’est pas la chanteuse la plus démonstrative qui soit mais qu’importe, l’ensemble est aussi convaincant que séduisant. Et on se réjouit de revoir ce beau monde en bord de Meuse…
PHILIPPE MANCHE
Charlotte Gainsbourg sera le samedi 10 juillet au festival Les Ardentes à Liège de 20h50 à 21h50 (Parc). Infos www.lesardentes.be
“Charlotte Gainsbourg, l’actrice et chanteuse, fêtait au Cirque Royal sont premier concert belge.” sonT ???
Magnifique concert avec d’excellents musiciens! Charlotte parle peu, mais quelle classe…
La première partie Auryn, etait une superbe mise en bouche.
Bref une toute bonne soirée!!
J’y étais : la pauvre ne sait pas chanter, c’est le moins que je puisse écrire. C’est la fille du grand Serge et rien d’autre. Déjà qu’elle fait faire ses albums par des pointures comme Beck et Air.
J’aime bien les chœurs qu’elle fait sur le dernier single de Beck “Heaven Can Wait”…
Tres beau concert …
Quel dommage que l’ingenieur du son aie si mal regler les differents instruments … On n’entendais pas charlotte chanter…
De plus, quelle debauche de decibels pour une si petite salle… A croire que l’ingenieur du son pense que toute la salle est sourde…
Fallait bien mettre les instruments au maximum pour cacher qu’elle chante faux….
A qui s’adresser pour se faire rembourser ses places ? J’ai vraiment l’impression de m’être fait arnaquer.
Hier à l’Aéronef, son parfait, light-show sobre et beau, des musiciens discrets qui restituent à merveille la production haut de gamme de Beck, et une Charlotte délicatement rock’n roll. En somme, un concert classieux.
Franchement, je l’ai trouvée éteinte. Elle donnait l’impression d’être tétanisée. Elle a fixé un point dans la salle pendant tout le concert sans chercher à regarder vraiment le public ou à entrer en contact avec lui. Une vraie déception, et pourtant j’ai beaucoup apprécié ses 2 albums. Un concert ennuyeux! Est-ce parce qu’elle s’appelle Gainsbourg que la presse est aussi complaisante?
Pour moi aussi, grosse déception. On entendait à peine la voix de Charlotte et les basses étouffaient tout!!!
Heureusement une superbe découverte en avant-première: Auryn!!! Magnifique!!!
Steph, vous dérapez !
De bons musiciens, et ça s’arrête là malheureusement
J’aime beaucoup le personnage mais malheureusement musicalement on n’y est pas.
Alors je trouve dommage qu’on vende ses “talents” par: “C’est frais, elle est fragile, c’est beau et doux”…
Pour moi c’était: “C’est fébrile, la voix tremble et une justesse médiocre, c’est froid et pas mélodieux”.
Certains concluent ” Oui on voit qu’elle doit encore se roder”…
Moi je trouve dommage de faire jouer des artistes au CR pour se roder…
Mais ce n’est que mon avis
Si elle ne s’appelait pas “Gainsbourg”, en parlerait-on autant? Poser la question c’est déjà y répondre… Et décidément nous sommes revenus à la société d’ancien régime (celle d’avant 1789) où les “situations” se passent de père/mère en fils/fille et ceci non seulement dans le monde artistique mais aussi, et c’est plus grave, en politique (c’est d’ailleurs un “fils de” qui, soucieux de prouver qu’il pouvait faire des bétises tout seul, a provoqué la crise gouvernementale dont la Belgique ne se remettra probablement pas). Je ne nie pas un certain talent à Charlotte mais franchement, que des pointures comme Beck acceptent de travailler avec elle, ne s’explique que par le prestige énorme dont jouit le grand Serge dans le monde anglo-saxon…