25 /06

Ska-Punk

Rien de tel que de bons vieux tatoués à crête pour démarrer un festival en beauté. Les Espagnols de Ska-P ne se sont pas gênés pour mettre le souk sur la scène Titan dès le début des festivités.

Quinze ans qu’ils traînent leurs vieux t-shirts à tête de mort sur les scènes européennes et c’est comme au premier jour. Au premier morceau, la fosse commence par se trémousser sur cette basse ronde comme un ballon. Au deuxième titre, on touche les 20 mètres suivant. Et au troisième, ça pogotte devant comme derrière. En bons cousins ibères des Pogues, Dropkick Murphys et autres Bérurier Noir, la troupe ska-punk sait manier une foule.

Quand Ska-P met la sauce, c’est en déployant son message gauche résistante de façon imagée et bruitiste: ici un policier-gorille se fait lyncher («Police! Fuck Off!»), là c’est un éminent membre de Notre Sainte Mère l’Eglise qui monte sur son pupitre pour tenter de justifier, sous les huées et en français pré-enregistré, les histoires peu reluisantes de prêtres-pédophiles, et plus loin c’est un chant pour la liberté du peuple Palestinien («Aujourd’hui ce sont eux, demain ce sera nous! Victory to the Intifada!»).

Messages à caractère informatif mis à part, c’est la machine tchak tchak tchak à bouger du train pour le bon plaisir du peuple. L’intro du ‘Back In Black’ d’AC/DC pour finir et un mot de la fin clair, net et sans fioriture: «Como se dice en Espana: De Puta Madre!». Pas mieux.

Didier Zacharie

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