NTM en mode Suprême

«Mais qu’est-ce… Mais qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu?!» On attendait le Suprême NTM! Kool Shen et Joey Starr, chauds comme la braise, n’ont pas laissé une minute de répit aux festivaliers. Ils sont venus les chercher par la peau du cul et ne les ont plus lâché durant 1h30 d’un concert en mode énergie pure.

Disons-le direct: NTM sur scène vaut tous les groupes du rock de la terre. Ça dégage une énergie folle, c’est une boule de feu, une machine toujours en mouvement avec pour mission d’embarquer le public. Joey Starr est une bête. Au sens premier. Un énorme félin, un jaguar qui fonctionne à l’adrénaline. Kool Shen, ce serait plutôt un loup, plus pausé, mais vif, alerte et qui vise juste. Les deux sur scène se cherchent, se reniflent, se répondent et jouent parfaitement en équipe. Le public est trop mou pour eux? Punition: le DJ lance un bon vieux Dalida dans les enceintes ou une autre saleté. Effet garanti, et on est reparti: ‘Tout n’est pas si facile’, ‘Paris sous les bombes’, ‘Qu’est-ce qu’on attend?’, ‘La Fièvre’, tout y passe, y compris les titres solos des deux compères, et non des moindres! Joey Starr nous sort ainsi un ‘Carnival’ de son cru, ode à la fête du carnaval dans les Antilles françaises où le rhum coule à flot. Et comme il le présente si bien: «A ceux qui ont peur de perdre leur sac-à-main, l’interaction, c’est maintenant!». Folie totale, 10 000 personnes sautent, bougent à gauche, à droite, reculent et… «en avaaannnttt!!!».

Le son est énorme. NTM est d’ailleurs accompagné d’un groupe sur plusieurs titres. On parle DJ’s, guitare, basse, batterie, claviers… Le concert est construit comme un match de foot… ou de boxe. Ça bouge sans cesse. Aucun temps mort. Et avec ça, le discours reste pausé, loin des appels à l’émeute dont ils ont été accusé naguère: «Entrer en résistance, c’est pas brûler des voitures, ce qu’on veut dire, c’est qu’il faut rester vigilant et solidaire. On a des oreilles, des yeux, et entre les deux on a un cerveau».

En rappel, c’est le brûlot ‘Police’ et son groove tuant. Joey Starr est encore chaud, veut en faire une autre, s’assure que le public suit et c’est parti pour une dernière danse: ‘Seine Saint-Denis Style’ qui se termine en folie punk. Boum! «Qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu?»

Didier Zacharie


Photos René Brény


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2 commentaires

  1. laul

    26 juin 2010 à 12 h 39 min

    je pense que c’est un super bon groupe mais y a deyx ans quand ils ont fait leur retour ils avaient transformé la plupart de leur morceaux en version ragga reggae…enfin un truc insupportable pour ma part…donc j’ai hésité à aler les voir…je ne suis pas allé les voir de peur d’être déçu encore une fois…merde fais chier ca devait être bon hier soir…enfin

  2. wirbowsky

    26 juin 2010 à 17 h 56 min

    He bien moi je n’ai pas accroché du tout. Peut-être faute de ne pas connaître leur textes à l’avance
    C’est Ben l’Oncle Soul et Shantel qui ont assuré mon plaisir.

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