Un Werchter presque fédérateur

Pearl Jam à WerchterLa météo et l’affiche… Les deux thèmes majeurs qui reviennent sur le tapis à l’heure où recommence la saison des festivals, et au moment où il s’agit de tirer le bilan de chacun d’eux. Entre les têtes d’affiche, on a aussi vu des groupes un peu “justes”. Entre pointures et jeunes pousses, il y a eu de bonnes surprises.


Les quatre jours de Werchter, tous complets (soit quatre fois 80.000 personnes environ), c’est un bilan vite fait côté thermomètre et baromètre. Chaud jeudi. Très chaud vendredi. Pluvieux pendant une heure le samedi. Et re-chaud pour la journée de dimanche. Les organisateurs ont multiplié les conseils et les initiatives pour éviter au maximum les accidents et les incidents. Affichage sur la plaine, avis sur le site web… La Croix-Rouge et le service de sécurité ont pris sur eux de traiter ceux et celles pour lesquels tout ça n’a pas suffi. Ainsi que les imprévus, comme ces assauts de chenilles processionnaires vécus par quelques festivaliers !

Côté affiche… c’est Werchter, finalement. Entendez par-là une dizaine de pointures garantes de monde, et des groupes moins réputés mais pas forcément dénués de hits ou d’airplay en radio pour les rejoindre à l’affiche. Au final, on finit toujours un peu par se gratter la tête. Se demander pourquoi telle formation occupe la grande scène alors que telle autre se « contente » d’un chapiteau pourtant débordant de fans enthousiastes. Ce fut par exemple le cas pour Florence & The Machine. Difficile donc de ne pas repartir avec quelques impressions mitigées. Content d’avoir vu The Morning Benders. Les Specials reformés, Channel Zero retrouvé, les Français de Phoenix et leur pop délicatement ouvragée… Interloqué, par contre, depuis ce concert, pardon, ce one man show sur vague fond de musique, livré par Jared Leto et ses 30 Seconds To Mars. Imaginez que vous pensez assister à un concert, et l’artiste passe au minimum la moitié du temps à faire sauter les gens, leur demande de taper dans les mains, de crier s’ils sont à gauche ou à droite, ce genre de choses. Bref : c’était une erreur de casting, ou dans le chef de l’intéressé, une faute de parcours.

Dimanche, en fin de journée, on s’est aventuré entre rock indie et grosses pointures des décennies passées. A coup sûr le gros de l’affiche de cette année, d’ailleurs. Alice In Chains et Pearl Jam, mais aussi Vampire Weekend et Arcade Fire, il n’y a pas grand chose à jeter. Au Marquee, on a enregistré un autre joli retour aux affaires, celui des Britanniques de Gomez dont on n’avait plus entendu parler depuis un moment. Quant à la soirée, elle sera bouclée, comme celle de samedi, au son des beats. Ceux de Vitalic ; là aussi, les organisateurs ont joué la sécurité avec une valeur sûre.

Pas de faute de goût et valeur sûre montante dans le chef de Them Crooked Vultures, autres rockeurs d’enfer programmés ce dimanche sur la main stage, et sous la douche à l’heure où nous écrivons ces lignes. Josh Homme, qui emmène là rien moins que Dave Grohl (batterie, ex Nirvana), John Paul Jones (basse, ex Led Zeppelin) et Alain Johannes (guitare, voix, clavier), passe son été en Belgique. A Werchter en cette fin de week-end, il sera aussi au Pukkelpop au mois d’août, mais cette fois avec son autre groupe phare, les Queens Of The Stone Age. Pour l’heure, ces Vautours se la jouent façon brasier incandescent, constamment remué par les frappes puissantes et précises de Mister Grohl. Plus encore qu’au Pukkel où on avait pu les voir en surprise act l’an passé, leur «Scumbag blues» fait déjà office d’incontournable dans leur répertoire. Un blues irrésistible comme une coulée de lave, entrecoupé d’un saisissant passage basse/batterie. Pas le genre de truc qu’on écoute le soir au coin du feu. Et puis, c’est le genre de prestation qui en efface toutes les traces, du blues. Allez, à bientôt !

DIDIER STIERS


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3 commentaires

  1. Chasseur Immobilier Annecy

    5 juillet 2010 à 9 h 44 min

    Rien que pour Alice In Chains et Pearl Jam, ça devait valoir le détour….

  2. bpec

    5 juillet 2010 à 21 h 35 min

    on dirait que c’était une corvée pour l’auteur de faire ce bilan / compte-rendu des 4 jours de Werchter! Peut-etre un coup d’insolation ? Ou, comme moi, la nausée de la tête d’affiche internationale?

  3. Chasseur Immobilier Perpignan

    7 juillet 2010 à 16 h 50 min

    Oui c’est vrai, faut dire que ça tape en ce moment….

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