C’est l’un des locaux de l’étape. Puis aussi sans doute l’un des artistes les plus farfelus à l’affiche du week-end. Le Liégeois Xavier Gazon, alias Playboy’s Bend, fait de la musique avec de vieux jouets électroniques, des boîtes à rythmes, des pédales d’effets ou de petits synthés Casio des années 80.

Ces instruments de fortune, il les débusque dans des greniers, des brocantes et puis il en modifie les circuits internes. Après plusieurs années d’exploration et de deejaying, Xavier Gazon, alias Playboy’s Bend mais jadis connu sous les pseudos de Billy Boy et d’Etschaberry, est devenu un adepte du « circuit bending ». Mouvement underground né dans la deuxième moitié des sixties. Loveboys, son premier album, se présentait comme une petite collection de « mélodies à puce ». Accompagné d’une claviériste, le Liégeois, qui a déjà joué au Bent Festival, le temple américain du bending, jongle dans l’Aquarium avec les mini guitares en forme de poussin et des pianos pour gosses. Quand il n’extirpe pas des sons d’un joystick. On ne s’écoute pas ça en boucle à la maison mais bienvenue dans le monde de l’électro ludique (cheap et minimaliste) et des projections karaoké. Un univers décalé comme la cravate du garçon qu’on jurerait en peau de zèbre tel l’emballage de son disque. Le farfelu sera à Dour le 15 juillet.

J.B.

Photos : René Breny

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