10_ambiance.JPGEn cinq éditions, les Ardentes se sont bien implantées sur la pelouse du parc Astrid, en Coronmeuse. Des milliers d’artistes se sont succédé sur les trois scènes du festival électro rock liégeois, des centaines de milliers de pieds ont bougé au rythme des décibels, des centaines de tentes se sont dressées en bord de Meuse. Bref, le petit événement de 2006 fait désormais partie des « grands ».

Pour les festivaliers, c’est synonyme de changement. Car les évolutions logistiques ou de programmation, elles ont été pensées pour eux. « Le changement le plus marquant, c’est le sol ! », lance Julie, évoquant le lac de boue qui s’était créé devant la scène en 2008, suite à de violents orages. Sous ses pieds, la pelouse est couverte d’un plancher de plastique. « Les gobelets réutilisables aussi, c’est une bonne idée, embraie Audrey. Les Ardentes prennent de l’ampleur, elles se positionnent comme un gros festival, mais en gardant des éléments de petits événements comme ces gobelets consignés. C’est beaucoup plus convivial que des monstres comme Werchter ou le Pukkelpop, tout en proposant une belle affiche à un prix raisonnable. » Autres évolutions notables, surtout remarquées par la gent féminine : la gratuité des W-C depuis deux ans et la présence de toilettes sèches.

« Et en plus, on ne fait plus la file ! », lance une festivalière. Derrière elle, s’étire la route des saveurs où des dizaines de chalets proposent de la nourriture des quatre coins du monde. « Avec le cadre, c’est l’atout du festival, assure Augustin. On y trouve de tout et les prix restent stables. Par contre, 2,5 euros la bière, ça fait cher ! (…) Heureusement qu’on peut acheter les tickets à l’avance sur internet pour 2,20 euros… On voit que cela devient un gros festival car on se fait de plus en plus agresser par les sponsors aux entrées. Mais on peut comprendre qu’ils aient besoin d’argent pour tenir le coup. Ca grossit, la place va manquer… » Si la route des saveurs a été élargie par rapport aux premières éditions, elle reste l’unique allée qui permet de passer des salles intérieures à la grande scène. Avec les embouteillages que cela implique en cas de gros mouvement de foule. « Ils devraient peut-être penser à créer un chemin pour les gens qui ne veulent pas s’arrêter, analyse Audrey. Je pense notamment au dimanche, plus familial, où on croise pas mal de poussettes ». Côté camping aussi, le site a été complètement réorganisé au fil des ans, pour mieux accueillir les festivaliers. Un coin barbecue et desfestihuts, des petits chalets munis de 4 lits, ont intégré le site. Et cette année, une supérette a également fait son apparition.

Anne-Catherine De Bast

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